Au bas d'un acte de vente ordinaire se cache l'acte de naissance d'une lignée. Le 4 septembre 1667, dans la jeune Ville-Marie, Pierre Dagenais, tailleur de 32 ans originaire de Saint-Sauveur de La Rochelle, se présente devant le notaire Bénigne Basset avec son épouse Anne Brandon. Ils vendent leur maison de planches, chambre basse et grenier, située rue Saint-Paul. Au pied de la minute, deux paraphes se côtoient : celui d'Anne, d'une écriture fine et maîtrisée, et celui de Pierre[1], une longue boucle ascendante qui revient souligner le nom : Dageney.
[1] Signature de Pierre : l'original n'est pas bleu. C'est une encre ferrogallique noire sur papier verge, conservée aux Archives de la BAnQ.
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| Reconstitution de la minute du notaire Basset conservé aux archives de la BAnQ |
« Le 4 septembre 1667, devant le notaire Basset, il vend sa maison à Charles Testard dit Folleville pour le prix et somme de 90 livres tournois dont 9 iront au chirurgien Jean Gaillard
Devant le notaire Basset, le dimanche 4 septembre 1667, no. 391 Les signatures du couple Dagenais et Anne Brandon aux Archives de la BAnQ. »
Ce n'est pas une coquille. Durant toute sa vie, l'ancêtre signe Dageney. Les greffiers, eux, normalisent en Dagenest, puis Dagenais. La forme Dageney renvoie à l'origine toponymique d'Agen, et non à une seigneurie poitevine. Le surnom Lépine, quant à lui, est un surnom de métier : l'aiguille du tailleur.
La signature est dite « fleurie » non par ornement, mais parce qu'elle témoigne d'une alphabétisation complète. À une époque où la marque est la norme, pouvoir tracer son nom d'un seul geste, avec ligature et paraphe enveloppant, place Pierre parmi les marchands bourgeois lettrés de Montréal. Sa boucle finale, qui part du y et revient sous l'ensemble du patronyme, est une pratique notariale de sécurisation de l'acte, empêchant tout ajout postérieur.
L'acte de 1667 est conservé aujourd'hui à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, greffe Basset, n°391. La version bleue qui circule est une recolorisation numérique destinée à l'édition. L'original est à l'encre noire. En le restaurant à l'identique, nous ne célébrons pas un simple graphisme, mais la preuve matérielle qu'un jeune artisan rochelais, arrivé en 1657 et enrôlé dans la 10e escouade de Maisonneuve, savait écrire son avenir en Amérique.
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| Chapelle Sainte-Marguerite, paroisse de Saint-Sauveur de La Rochelle (Charente-Maritime), France. Lieu de baptême de Pierre Dagenais / |
Familles Dagenais — Édition Historique
La Boucle de 1667
quand Pierre Dagenais signait « Dageney »
Acte Basset n°391 — 4 septembre 1667 — Archives BAnQ
Au bas d'un acte de vente ordinaire se cache l'acte de naissance d'une lignée. Le 4 septembre 1667, Pierre Dagenais vend sa maison de la commune à Charles Testard dit Folleville.
Reconstitution d'après minute Basset 1667 — Encre ferrogallique sur verge — BAnQ
Chapelle Ste-Marguerite, La Rochelle, aujourd'hui Salle de l'Oratoire, rue Albert 1er — lieu du baptême de Pierre Dagenais (17 sept 1634)
Origine attestée
Le 4 septembre 1667, devant le notaire Basset, il vend sa maison à Charles Testard dit Folleville pour 90 livres tournois dont 9 iront au chirurgien Jean Gaillard【4513576734869310460†L5-L9】.
Devant le notaire Basset, le dimanche 4 septembre 1667, no. 391 — Les signatures du couple Dagenais et Anne Brandon aux Archives de la BAnQ【3114115660034659366†L5-L8】.
La signature fleurie de Pierre «Dageney»【8504975996830380898†L50-L53】 — L'ancêtre signait Dageney. Les notaires écrivaient Dagenest【6969221626592484471†L11-L13】.
Pierre attestera les documents d'état civil avec une signature fleurie qui indique qu'il peut bien écrire【6969221626592484471†L25-L28】.
Autographe original — encre noire — recolorisé en bleu pour l'édition
Pourquoi cette boucle compte. En 1667, 80% des habitants signent d'une croix. Tracer Dageney d'un seul geste, avec ligature et paraphe enveloppant, classe Pierre parmi les marchands bourgeois lettrés de Ville-Marie. La boucle finale qui revient sous le nom est une sécurité notariale anti-falsification.
Le petit Michel, né 29 septembre 1666, vient de décéder mi-novembre 1667. La dette de 9 livres au chirurgien Jean Gaillard en est probablement la trace. On comprend mieux la vente : solder les soins, tourner la page, préparer l'installation à la Côte Saint-François puis à la Rivière-des-Prairies où la famille sera massacrée le 9 août 1689 lors du raid des Agniers.
Jean-François Dagenais — Descendant direct — Châteauguay, Québec — 2026

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Sources : Acte Basset 4 sept 1667 n°391 BAnQ • Registre Ste-Marguerite 17 sept 1634 • Acte St-Père 5 août 1657 • Mémoires SGCF vol.44 n°3 1993 p.215 • Familles Dagenais en Amérique 2015
La Boucle de 1667 • Archives Dagenais • 2026
Famille Dagenais — Archives corrigées
Pierre Dagenais
dit Lépine
1634 — 1689 · Tailleur · Marchand · Milicien de Ville-Marie
Ancêtre des Dagenais d'Amérique, Pierre Dagenais dit Lépine incarne la première génération rochelaise établie à Montréal.
Biographie sourcée et corrigée d'après les archives primaires.
Origine véritable
Fils d'Arnaud Dagenais, commissaire de La Rochelle, et d'Andrée Poulet, mariés le 31 décembre 1631.
Né paroisse Saint-Sauveur de La Rochelle, quartier des artisans, province de l'Aunis, aujourd'hui Charente-Maritime.
Baptisé le dimanche 17 septembre 1634 en la chapelle de l'abbaye Sainte-Marguerite, aujourd'hui salle de l'Oratoire, rue Albert 1er.
Parrain : Pierre Couvarge, sieur de la Tour, sergent royal. Marraine : Françoise Rabar.
Surnom Lépine : les aiguilles du tailleur. Revenu estimé 180 livres par an.
Repères
• Naissance : 17 sept 1634, Saint-Sauveur, La Rochelle
• Parents : Arnaud Dagenais et Andrée Poulet
• Première mention : 5 août 1657 à Montréal, 23 ans, témoin chez notaire Jean de Saint-Père
• Milicien : enrôlé 1er février 1663, 10e escouade du sieur de Maisonneuve
• Métier : tailleur, marchand bourgeois, fermier, propriétaire moulin avec Olivier Charbonneau (1668)
Marque authentique — signature fleurie Dageney
Original : Acte notarié Bénigne Basset, 4 sept 1667, dossier n°391 — Archives BAnQ — Encre noire recolorisée
Mariage et descendance
Anne Brandon, née 28 août et baptisée 2 sept 1634 à Sedan, Ardennes, fille de Daniel Brandon et Jeanne Proligne, Fille du Roy arrivée le 18 juin 1665 sur le Saint-Jean-Baptiste de Dieppe.
Mariage le mardi 17 novembre 1665 en la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Montréal, devant Gabriel Souart. Témoins : Pierre Jarry, Nicolas Hubert dit Lacroix, maître-tailleur, et Gilbert Barbier.
Recensement 1666-1667 : 32 ans, avec Anne et Michel 15 mois. Recensement 1681 : tailleur 50 ans, Anne 50 ans, cinq enfants vivants.
Filiation attestée
Jean-François Dagenais — Descendant direct — Châteauguay, Québec — 2026
Document d'archives familiales
Édition professionnelle Blogger
Sources primaires vérifiées
• Registre baptême chapelle Ste-Marguerite, 17 sept 1634
• Acte notarié Jean de Saint-Père, Montréal, 5 août 1657 — première mention
• Enrôlement milice 1er fév 1663 — 10e escouade
• Acte Basset 4 sept 1667 n°391 — signature Dageney — BAnQ
• Jugement d'Ailleboust 20 déc 1668 — moulin Dagenais-Charbonneau
• Recensements 1666-67 et 1681
• Mémoires SGCF vol.44 n°3 1993 p.215 — Familles Dagenais en Amérique 2015
Archives Dagenais • 2026 • Édition 100% inline Blogger

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