- Monopole et territoire : La charte a accordé à la compagnie le contrôle exclusif de la traite des fourrures et des droits commerciaux sur tout le bassin versant de la baie d'Hudson, un territoire immense baptisé Terre de Rupert (couvrant une grande partie de l'ouest et du nord du Canada actuel).
- Statut d'entreprise : Elle s'impose comme la plus ancienne entreprise commerciale au Canada et la première société par actions du monde anglophone.
- Importance des Autochtones : La réussite de la traite de la fourrure (particulièrement le castor) a reposé sur le partenariat et le commerce avec les Premières Nations, qui fournissaient les peaux en échange d'outils, de tissus et d'armes.
- Transition moderne : Au fil des siècles, l'empire de traite des fourrures a évolué pour devenir un vaste réseau de magasins à rayons à travers le Canada.
31 mai 2026
Fondation de la Compagnie de la Baie d'Hudson
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Transcription d'actes notariés approximative en caractères d’imprimerie
TRANSCRIPTION DES ACTES NOTARIÉS EN CARACTÈRES D’IMPRIMERIE 📂
(manuscrit ancien très difficile à déchiffrer (certains mots demeurent incertains).
« … desdits vendeurs, voulant que les présentes expéditions leur demeurent comme contenant obligation de leurs droits sur lesdits héritages leurs successeurs aux coutumes et usages du lieu, sans que lesdits soixante livres, le quatrième jour de septembre mil six cent soixante quatre, en présence de François Dailly et Jacques David. »
« témoins requis et appelés, avec lesdits vendeurs et exéphus ayant déclaré ne savoir signer avec nous, fors ledit. »
témoin Cordier
[signature]
anne brandon
[signature notariale]
Basset
Not.
➡️ Image située sur la première rangée
Éléments importants visibles :
- La signature « anne brandon » apparaît clairement au centre du document.
- La signature du notaire Basset, notaire est également visible en bas.
- La date mentionnée semble être le 4 septembre 1664.
Le texte semble constituer la conclusion d’un acte notarié avec témoins et obligations légales.
Cette page est particulièrement intéressante pour l’histoire de la famille Dagenais-Brandon puisqu’elle contient vraisemblablement la signature ou marque d’Anne Brandon, épouse de Pierre Dagenais (ou Dageney) dit Lépine.
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Wikipédia : une porte d'entrée vers la connaissance
Wikipédia : une porte d'entrée vers la connaissance
Qu'est-ce que Wikipédia ?
Wikipédia est une encyclopédie libre, collaborative et gratuite accessible sur Internet. Créée en 2001, elle permet à des millions de bénévoles à travers le monde de partager leurs connaissances dans des milliers de domaines, notamment l'histoire, la géographie, les sciences, la culture et la généalogie.
Disponible dans de nombreuses langues, Wikipédia est aujourd'hui l'une des plus importantes sources d'information au monde. Son contenu est continuellement mis à jour et enrichi grâce à la participation de contributeurs provenant de différents pays.
Pourquoi utiliser Wikipédia ?
Pour découvrir rapidement un sujet
Wikipédia offre une excellente introduction à un sujet historique, une personnalité, un lieu, un événement ou une famille.
Pour accéder à des sources de référence
La plupart des articles comportent des notes, des références bibliographiques et des liens externes permettant d'approfondir les recherches.
Pour comprendre le contexte historique
Les articles présentent souvent des informations sur l'époque, les événements et les personnages associés, facilitant ainsi la compréhension du contexte.
Pour explorer des liens entre différents sujets
Grâce aux hyperliens intégrés dans les articles, il est facile de passer d'un sujet à un autre et de découvrir de nouvelles informations pertinentes.
Pour soutenir la recherche généalogique
Les généalogistes peuvent y trouver des renseignements sur les lieux d'origine des ancêtres, les seigneuries, les paroisses, les régiments militaires, les personnages historiques et les événements ayant marqué la vie de leurs ancêtres.
Wikipédia et la généalogie
Pour les chercheurs du groupe Les familles Dagenais en Amérique, Wikipédia constitue un excellent point de départ afin de mieux comprendre l'histoire de la Nouvelle-France, les mouvements de population, les guerres franco-iroquoises, les communautés autochtones, les seigneuries et les nombreuses familles pionnières qui ont contribué au développement de l'Amérique française.
Bien que Wikipédia soit une ressource précieuse, il est toujours recommandé de vérifier les informations à l'aide de documents originaux, d'archives historiques, de registres paroissiaux et d'ouvrages spécialisés.
Les familles Dagenais en Amérique
Préserver, partager et transmettre l'histoire de nos ancêtres pour les générations futures.
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Reprise des Guerres franco-iroquoises
1687 : L'expédition de Denonville contre les Iroquois
En 1687, la Nouvelle-France entreprit une importante campagne militaire contre la Confédération iroquoise sous le commandement du gouverneur général de la colonie, Jacques-René de Brisay de Denonville. Cette expédition marqua une étape décisive dans les guerres franco-iroquoises du XVIIe siècle et visait à affirmer l'autorité française dans la région des Grands Lacs tout en protégeant le commerce des fourrures.
Depuis plusieurs années, les relations entre les Français et les Iroquois demeuraient tendues malgré diverses tentatives de paix. Les autorités coloniales considéraient que les nations iroquoises, particulièrement les Sénécas, continuaient de menacer les alliés autochtones de la France ainsi que les réseaux commerciaux qui assuraient la prospérité de la colonie. Dans ce contexte, le roi Louis XIV autorisa une intervention militaire afin de rétablir l'équilibre des forces en Amérique du Nord.
Au printemps de 1687, Denonville rassembla une armée composée de soldats des troupes de la Marine, de miliciens canadiens et de plusieurs centaines de guerriers autochtones alliés, notamment des Hurons, des Algonquins et des Abénaquis. Cette force quitta la région de Montréal et remonta le fleuve Saint-Laurent en direction du Fort Frontenac, important poste stratégique situé à l'entrée du lac Ontario.
Avant le début de la campagne, plusieurs Iroquois furent capturés sous prétexte de négociations diplomatiques. Certains d'entre eux furent envoyés en France et condamnés à servir comme rameurs dans les galères royales. Cet épisode demeure l'un des événements les plus controversés du gouvernement de Denonville, car il contribua à détériorer davantage les relations entre les Français et les nations iroquoises.
Au cours de l'été 1687, l'armée française pénétra dans le territoire des Sénécas, la plus occidentale des Cinq Nations iroquoises. Les troupes détruisirent plusieurs villages, incendièrent les habitations et ravagèrent d'importantes réserves de maïs destinées à l'alimentation hivernale. Bien que les affrontements directs aient été relativement limités, la stratégie française reposait principalement sur la destruction des ressources économiques de l'ennemi afin d'affaiblir sa capacité de résistance.
Malgré l'ampleur de l'opération, les résultats militaires furent mitigés. Les Sénécas évitèrent en grande partie les combats décisifs et conservèrent leur capacité de mener des raids contre les établissements français et leurs alliés. L'expédition ne réussit donc pas à imposer une paix durable ni à éliminer la menace iroquoise.
Au contraire, les hostilités s'intensifièrent dans les années suivantes. Les attaques contre les établissements de la vallée du Saint-Laurent se multiplièrent, culminant notamment avec le massacre de Lachine en 1689. Les guerres franco-iroquoises se poursuivirent jusqu'à la signature de la Grande Paix de Montréal, conclue entre la France et plusieurs nations autochtones, dont les Iroquois. Cet accord mit fin à plusieurs décennies de conflits et permit une période de stabilité relative en Nouvelle-France.
L'expédition de 1687 demeure aujourd'hui un épisode marquant de l'histoire coloniale française en Amérique du Nord. Elle illustre les enjeux militaires, diplomatiques et économiques qui caractérisaient les relations entre les Européens et les peuples autochtones à la fin du XVIIe siècle.
Source : l'Encyclopédie collaborative Wikipedia
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Le Recensement de 1666 en Nouvelle-France
Le recensement de 1666 constitue l'un des documents les plus importants de l'histoire de la Nouvelle-France. Réalisé sous l'autorité de l'intendant Jean Talon, il s'agit du premier recensement officiel effectué sur le territoire de la colonie française d'Amérique du Nord.
À son arrivée en Nouvelle-France en 1665, Jean Talon reçoit le mandat de développer la colonie et d'assurer sa prospérité. Afin de mieux connaître la population qu'il administre, il entreprend un dénombrement systématique des habitants. Entre janvier et juillet 1666, il parcourt les établissements de la colonie et fait enregistrer les résidents selon leur nom, leur âge, leur état matrimonial, leur profession et leur lieu de résidence.
Les résultats révèlent une population totale d'environ 3 215 habitants répartis principalement dans les gouvernements de Québec, Trois-Rivières et Montréal. Cette population est alors composée majoritairement d'hommes, ce qui constitue un défi pour le développement de la colonie. Afin de corriger ce déséquilibre, les autorités françaises encourageront l'immigration féminine, notamment par l'envoi des célèbres Filles du Roi entre 1663 et 1673.
Pour les historiens et les généalogistes, le recensement de 1666 représente une source documentaire exceptionnelle. Il permet de retracer la présence des premiers colons établis dans la vallée du fleuve Saint-Laurent et d'identifier les familles pionnières qui ont contribué à la fondation du Canada français. Plusieurs ancêtres des familles québécoises contemporaines y apparaissent, faisant de ce document une référence incontournable pour l'étude des origines familiales.
Le recensement fournit également un portrait précieux de la société coloniale de l'époque. Il témoigne des efforts de peuplement entrepris par la France, de l'organisation des seigneuries et des débuts de l'expansion agricole en Amérique du Nord française. Grâce à ce document, il est possible de mieux comprendre les conditions de vie, la composition des ménages et l'évolution démographique de la colonie au XVIIe siècle.
Aujourd'hui encore, le recensement de 1666 demeure l'une des sources les plus consultées par les chercheurs, les historiens et les passionnés de généalogie. Il constitue un véritable instantané de la Nouvelle-France naissante et offre un témoignage unique sur les hommes, les femmes et les enfants qui ont participé à l'établissement durable de la présence française en Amérique.
Le recensement de 1666 n'est pas seulement une liste de noms : il est la mémoire vivante des pionniers qui ont façonné les fondations de la société québécoise et canadienne-française.
Source : l'Encyclopédie collaborative Wikipedia
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Les événements marquants
LES ÉVÉNEMENTS MARQUANTS ⚜️
L’ancêtre Pierre Dagenais dit Lépine a séjourné en Nouvelle-France de son arrivée vers 1657 jusqu’à sa mort tragique le 9 août 1689. Durant ces trois décennies, la colonie a basculé d’un comptoir commercial précaire à une province royale structurée, tout en vivant de violents conflits.
Voici les événements marquants survenus en Nouvelle-France pendant son séjour :
Mutations politiques et institutionnelles
- Création du Conseil souverain (1663) : le roi Louis XIV reprend le contrôle direct de la colonie, mettant fin à la gestion par la Compagnie des Cent-Associés.
- Arrivée de l'intendant Jean Talon (1665) : l'implantation de l'administration royale transforme l'économie, la justice et le développement agricole de la colonie.
Grand recensement de la Nouvelle-France (1666) :
- Premier recensement officiel de la colonie, ordonné par Jean Talon, où la population européenne s'élève à un peu plus de 3 000 habitants.
Effort de peuplement et démographie
- Arrivée du régiment de Carignan-Salières (1665) : L'envoi de 1 200 soldats d'élite permet de sécuriser le territoire face aux incursions iroquoises.
- Arrivée des Filles du Roy (1663–1673) : plus de 800 jeunes femmes débarquent pour équilibrer la démographie. Parmi elles, Anne Brandon, épouse Pierre Dagenais à Montréal en 1665.
Conflits militaires et fin tragique
- Expéditions contre les Iroquois (1666) : le gouverneur de Courcelle et le marquis de Tracy mènent des campagnes militaires en territoire mohawk, menant à une paix relative qui dure près de vingt ans.
- Reprise des guerres franco-iroquoises (1680–1689) : les tensions reprennent à la suite des rivalités liées au commerce des fourrures.
- Le massacre de Lachine (5 août 1689) : environ 1 500 guerriers mohawks lancent un raid surprise dévastateur contre le village de Lachine, près de Montréal. C'est au cours de cet événement tragique, ou des escarmouches qui ont immédiatement suivi, que Pierre Dagenais et son épouse sont tués le 9 août 1689.
Expansion et fondations locales
- Fondation de la Compagnie de la Baie d'Hudson (1670) : la rivalité pour les fourrures s'intensifie officiellement entre la France et l'Angleterre au nord.
- Fondation du Fort Frontenac (1673) : établi à l'emplacement actuel de Kingston pour sécuriser la traite des fourrures vers l'ouest.
📸 Source : image générée par IA (ChatGPT)
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
30 mai 2026
Le Certificat officiel d'appartenance
Le Certificat officiel d'appartenance des Familles Dagenais en Amérique a été créé afin de reconnaître symboliquement l'adhésion des membres à une communauté dédiée à la préservation, à l'étude et à la transmission de l'héritage historique, généalogique et culturel des familles Dagenais en Amérique.
Plus qu'un simple document, ce certificat représente un témoignage d'appartenance à un réseau de descendants, de chercheurs, de passionnés d'histoire et de généalogie qui partagent un intérêt commun pour les origines et le parcours des familles Dagenais depuis la Nouvelle-France jusqu'à nos jours.
Par son attribution, le groupe souhaite :
- Valoriser l'engagement des membres envers la préservation de la mémoire familiale ;
- Souligner leur contribution au partage des connaissances historiques et généalogiques ;
- Renforcer le sentiment d'appartenance à une communauté unie par des racines communes ;
- Encourager la transmission de l'histoire familiale aux générations futures ;
- Honorer le patrimoine laissé par les pionniers Dagenais et leurs descendants.
Ce certificat constitue également un symbole de fierté familiale et de reconnaissance envers celles et ceux qui participent activement à la mission du groupe Les familles Dagenais en Amérique, soit la conservation, la diffusion et la mise en valeur de l'histoire des familles Dagenais à travers le temps.
« Notre histoire ▪︎ Nos valeurs ▪︎ Notre fierté »
Émis par le groupe Les familles Dagenais en Amérique afin de souligner l'importance de préserver notre héritage commun et de perpétuer la mémoire de nos ancêtres.
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Guerres de religion dans la France du XVIe siècle
GUERRES DE RELIGION DANS LA FRANCE DU XVIe SIÈCLE ✝️
![]() |
| Guerres de religion dans la France du XVIe siècle / 📸 Image : générée par l'IA ChatGPT |
En France, ils formaient une minorité religieuse, mais une minorité très influente dans certaines régions, particulièrement dans l’ouest et le sud du royaume. Le terme « huguenot » apparaît vers le milieu du XVIe siècle et désigne progressivement l’ensemble des protestants réformés français.
Les huguenots provenaient principalement de régions où les idées réformées se sont diffusées rapidement grâce au commerce, aux échanges intellectuels et à l’imprimerie. Parmi les principaux foyers protestants se trouvaient l’Aunis, la Saintonge, le Poitou, la Guyenne, le Béarn, les Cévennes et certaines grandes villes comme La Rochelle, Nîmes, Montauban et Orléans. La région correspondant aujourd’hui à la Charente-Maritime, notamment autour de La Rochelle, constituait l’un des plus puissants bastions huguenots de France.
Une importante partie de la population y adopta la religion réformée au cours du XVIe siècle. Les nobles locaux, les marchands et plusieurs familles maritimes favorisèrent également l’implantation du protestantisme dans cette région tournée vers le commerce atlantique. (museeprotestant.org)
La Rochelle devint rapidement la principale ville protestante du royaume de France. Elle développa une forte autonomie politique et militaire et servit de refuge à de nombreux huguenots durant les guerres de Religion françaises. Entre 1562 et 1598, les conflits entre catholiques et protestants provoquèrent massacres, sièges, destructions d’églises et instabilité politique dans plusieurs régions françaises. Après le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572, au cours duquel des milliers de protestants furent tués à Paris puis dans plusieurs villes du royaume, La Rochelle accueillit de nombreux survivants protestants et renforça encore davantage son identité huguenote.
Arnaud Dagenais
Le père de l'ancêtre Pierre, Arnaud Dagenais, était originaire de la région de La Rochelle, en Aunis. Cela signifie qu’il avait vécu dans une région fortement marquée par la présence huguenote, même si lui-même pouvait être catholique. À cette époque, catholiques et protestants cohabitaient souvent dans les mêmes villages, paroisses et réseaux familiaux. Certaines familles comptaient même des membres des deux confessions. Dans les campagnes de l’Aunis et de la Saintonge, il n’était pas rare qu’une paroisse soit majoritairement protestante alors que certaines familles demeuraient fidèles au catholicisme. (museeprotestant.org)
Arnaud Dagenais aurait vécu durant une période particulièrement troublée de l’histoire religieuse française. Si sa famille résidait dans la région avant ou pendant le siège de La Rochelle de 1627-1628, elle aurait été directement touchée par les conséquences politiques, militaires et économiques de ce conflit majeur.
Le roi Louis XIII et le cardinal Richelieu entreprirent alors de réduire définitivement le pouvoir militaire et politique des protestants français. Le siège de La Rochelle dura quatorze mois et entraîna famine, maladies et mortalité massive parmi les habitants de la ville et des environs. Après la capitulation de La Rochelle en 1628, les privilèges politiques des huguenots furent supprimés et l’autorité royale catholique renforcée dans toute la région.
Arnaud Dagenais pouvait donc être exposé à plusieurs formes d’insécurité, même sans être protestant lui-même. Les tensions religieuses provoquaient parfois violences locales, suspicion entre communautés, pressions politiques et bouleversements économiques. Les guerres de Religion avaient profondément fragilisé la région pendant plusieurs décennies. Les populations rurales et urbaines de l’Aunis vivaient dans un climat où la religion influençait fortement les alliances sociales, les mariages, le commerce et les rapports avec les autorités royales. Dans certaines zones, afficher son appartenance religieuse pouvait devenir un facteur de risque selon le contexte politique du moment. (worldhistory.org)
Cependant, si Arnaud Dagenais était reconnu comme catholique, il était probablement moins vulnérable après la victoire royale de 1628, puisque le pouvoir monarchique favorisa désormais clairement le catholicisme dans la région. Les protestants furent progressivement davantage surveillés, restreints et marginalisés jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes en 1685 sous Louis XIV. Malgré cela, la mémoire huguenote demeura très présente dans la société de l’Aunis et de la Saintonge pendant plusieurs générations. Les familles vivant dans cette région continuaient d’évoluer dans un environnement marqué par un siècle de conflits religieux, de coexistence confessionnelle et de transformations politiques profondes.
Source : image générée par IA (ChatGPT)
Texte : Wikipedia
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
29 mai 2026
La Coulée Grou (1690)
![]() |
| La Coulée Grou de 1690 / Crédit : ©️ Jean Gagnon (8 juillet 2014) |
La Coulée Grou est un lieu de Montréal situé dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles où survint une bataille durant les guerres franco-irquoises. Le nom fait référence à Jean Grou un pionnier de la Nouvelle-France et ancêtre de l'historien Lionel Groulx qui a contribué à faire connaître cette histoire.
La Coulée Grou est également un ancien secteur de la Nouvelle-France situé dans l’est de l’île de Montréal, près de la rivière des Prairies et des premières terres de Ville-Marie. Au XVIIe siècle, cette région fait partie des zones ouvertes à la colonisation française afin d’assurer le développement agricole, le commerce et la défense du territoire.
Le nom « Grou » est associé à la famille Grou, une famille de pionniers établie dans la région de Montréal dès les débuts de la colonie. Comme plusieurs familles venues de France, les Grou participent au défrichement des terres, à la construction des chemins ruraux et à l’organisation des premières communautés agricoles de l’île. Le terme « coulée » désigne généralement un petit cours d’eau, un ravin ou un passage naturel traversant le territoire.
Contexte historique
En 1653, Ville-Marie connaît une période importante de développement. Cette année-là, un groupe de colons et de soldats arrive en Nouvelle-France pour renforcer la jeune colonie française, qui subit alors de fréquentes attaques iroquoises. Les terres situées autour de Ville-Marie sont progressivement concédées à des colons afin de créer des fermes capables de nourrir la population et de soutenir l’expansion du territoire.
Les terres de la Coulée Grou sont principalement utilisées pour l’agriculture. Les colons y cultivent le blé, les pois, l’avoine et élèvent des animaux de ferme. Les premiers habitants doivent cependant composer avec des conditions difficiles : hivers rigoureux, isolement, manque d’outils et menace constante des conflits entre Français et nations iroquoises.
Développement du territoire
Comme ailleurs en Nouvelle-France, les terres sont divisées selon le système seigneurial. Les colons reçoivent des concessions étroites et longues afin de permettre un accès à l’eau et aux voies de circulation. Les familles pionnières construisent des maisons de bois, des granges et des clôtures tout en défrichant progressivement la forêt.
La région de la Coulée Grou devient un lieu fréquenté par plusieurs familles établies autour de Montréal. Les échanges entre voisins, les mariages et les alliances familiales contribuent à la formation d’un réseau social important dans la colonie. Des familles comme les Grou, Gadois, Dagenais, Roy, Brandon et plusieurs autres participent au développement des terres de la région et aux activités de la milice locale.
Les miliciens de Ville-Marie jouent un rôle essentiel dans la défense des habitations et des routes rurales. Plusieurs habitants de la région sont enrôlés dans les escouades de la milice montréalaise afin de protéger les fermes et les colons contre les attaques.
Héritage
Au cours des siècles suivants, le territoire de la Coulée Grou est intégré au développement des paroisses et municipalités de l’est de Montréal. Bien que le paysage ait changé avec l’urbanisation, le nom demeure associé à l’histoire des premières familles pionnières de la Nouvelle-France.
La Coulée Grou représente aujourd’hui un témoignage du peuplement ancien de l’île de Montréal et rappelle les efforts des premiers colons français ayant participé à l’établissement durable de la colonie au XVIIe siècle.
Nouvelle-France
« Sans perdre une minute, Colombet et les autres se portent sur le bord de la grève et tirent les premiers coups. Quatre canots ennemis chavirent dans le courant. Surpris, les Iroquois poussent vers la rive et mettent pied à terre. Alors un combat furieux s'engage, corps à corps, sous le bois, le long de la coulée. Colombet essaie, mais en vain, de rallier ses hommes vers le fort. Les Français se battent en héros. Trente ennemis sont abattus; le reste prend la fuite. Les nôtres perdent quinze hommes dont cinq prisonniers, parmi lesquels Jean Grou. Le soir même, par peur des Iroquois, disent les vieux registres de la Pointe-aux-Trembles, l'on enterra sur place, près de la coulée de Jean Grou, les corps des Français tués. Quelques jours plus tard, en présence du Père Millet, Jean Grou et quatre de ses compagnons étaient brûlés chez les Onneyouts. »
— Lionel Groulx, 1920, Notre maître, le passé, 1924, pp. 71-76
![]() |
| Extrait du registre de Pointe-aux-Trembles de 1694 où l'on fait mention de l'inhumation des hommes au cimetière. On avait d'abord enterré les morts au lieu de la bataille. |
- Morts sur le champ
- De Colombet, commandant
- Jean Jallot, chirurgien
- Guillaume Richard dit Lafleur, capitaine de la milice de la Pointe-aux-Trembles
- Joseph Cartier dit Larose
- Jean Beaudoin, fils
- Pierre Masta
- Jean Delpué dit Parizot
- Nicolas Joly
- Un engagé du Grand Beauchamp
- Isaac, soldat
- Faits prisonniers et brûlés
- Joseph de Montenon, sieur de la Rue
- Jean Raynault dit Planchard
- Jean Grou
- Paschange (Bertrand de Rennes)
- Le Bohême (Gaspard Dargan)
- Fait prisonnier puis relâché
- Pierre Payet dit Saint-Amour
- Blessé
- Antoine Chaudillon, chirurgien
![]() |
| La bataille de la Coulée Grou En 1690 Plaque 2014 |
L'endroit fut désigné lieu historique national du Canada en 1924. La Commission des lieux et monuments historiques du Canada installa un monument près de la Coulée Grou commémorant la bataille entre Français et Iroquois. Le lieu est désigné sous deux appellations : Bataille de la Rivière des Prairies / Combat de Coulée Grou. Le monument est situé près de la Coulée Grou et les inscriptions sur la plaque sont en français et en anglais.
Une première plaque disait :
« Le 2 juillet 1690, le Sieur de Colombet, ancien lieutenant de l’armée française, est alerté de la présence d’un groupe d’Iroquois naviguant en canot sur la rivière des Prairies, le poussant à réunir 25 colons afin d’enquêter. Ils se rendent sur la propriété de Jean Grou, près du ruisseau qui porte son nom, et tirent sur les canots des Iroquois, en tuant quatre. Les Iroquois, au nombre d’une centaine environ, mettent pied à terre et engagent le combat avec les Français. Au terme de la bataille, 15 Français et 30 Iroquois sont tués ou fait prisonniers. »
Volée sans doute pour la valeur du métal, la plaque a été remplacée par une nouvelle qui dit :
« Au mois de juillet 1690, pendant les guerres franco-iroquoises, le sieur de Colombet, ancien lieutenant français, apprit qu'une centaine d'Iroquois descendaient la rivière des Prairies en direction de Montréal. Il mena 25 hommes à la coulée Grou afin de tendre une embuscade aux Iroquois, qui approchaient dans leurs canots. Au cours de l'escarmouche, une trentaine de guerriers iroquois furent tués. De Colombet et huit de ses hommes périrent, et six autres furent faits prisonniers. Les survivants français battirent en retraite vers un fort des environs. »
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Coul%C3%A9e_Grou?wprov=sfla1
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Le Saint-Jean-Baptiste
Le Saint-Jean-Baptiste de Dieppe était un galion de 300 tonneaux de la Compagnie des Indes. Affrété à plusieurs reprises entre 1665 et 1671, il a joué un rôle historique majeur dans le peuplement de la Nouvelle-France en transportant des centaines de colons, des engagés et des Filles du Roy.
Les principales caractéristiques et expéditions de ce navire sont détaillées ci-dessous.
⚓ Caractéristiques techniques et armement
Type de navire : Galion / Vaisseau de charge
- Capacité : 300 tonneaux
- Dimensions (estimées) : environ 24,69 mètres (75 pieds) de longueur, 8,88 mètres de largeur et 3,41 mètres de creux
- Armement : doté de 2 ponts et 2 gaillards, il pouvait être armé de 10 canons, 20 fusils, 12 pistolets et 20 coutelas selon les besoins de la traversée.
- Propriétaire : la Compagnie françaises des Indes occidentales
- Armateur : Charles Aubert de la Chesnaye
[Source : Mémoires de la N-F par Sanspareil du Régiment de la Sarre]
![]() |
| Les caractéristiques détaillées du galion de 300 tonneaux le Saint-Jean-Baptiste-de-Dieppe |
📜 Les traversées historiques majeures vers le Canada
Le navire a effectué de nombreux voyages transatlantiques mémorables :
▪︎ 1665 : Le navire arrive à Québec le 18 juin (ou le 2 octobre selon les sources) sous le commandement du capitaine Pierre Fillye, avec environ 90 Filles du Roy (dont Anne Marguerite Brandon), 30 engagés et des hommes de travail.
▪︎ 1666 : Parti de La Rochelle le 13 mai, il arrive à Québec le 11 août après une escale à Gaspé. Il transporte à son bord plus d'une centaine de personnes, dont Jean Chauvet.
▪︎ 1669 : Sous le commandement du capitaine Pierre Phillye, il quitte Dieppe fin avril et arrive à Québec le 30 juin, transportant 149 Filles du Roi sous la gouverne de Madame Bourdon.
▪︎ 1671 : Sous le commandement du capitaine Pierre Guilbaud, il appareille de Dieppe fin juin avec à son bord une centaine d'hommes, plus de 100 Filles du Roy (notamment Catherine Ducharme), des animaux (mules et béliers) ainsi que du matériel agricole et de construction.
Pour explorer plus en détail l'histoire de la Nouvelle-France et la liste des passagers qui ont voyagé sur ces différents navires, vous pouvez consulter les projets de généalogie répertoriés sur Geni.com ou les documents d'archives de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec / Grande Bibliothèque BAnQ numérique.
📸 Crédit : ©️ image générée par IA (ChatGPT)
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
Est-il réaliste que le patronyme Dagenais puisse être intégrée aux communautés mohawks au fil des siècle ?
- Est-ce la vérité, lui avais-je alors demandé ?
La question m'avait été posée suite à mon article sur le massacre de Lachine par les Iroquois, le 5 août 1689, plus de 337 ans plus tard ?
Cette affirmation est difficile à prouver comme une vérité historique générale.
Il est vrai que plusieurs familles canadiennes-françaises ont été intégrées aux communautés mohawks au fil des siècles, notamment à Kahnawake, Kanesatake et Akwesasne. Les Mohawks adoptaient parfois des captifs ou intégraient des personnes d'origine européenne par mariage, et plusieurs familles de ces communautés possèdent aujourd'hui des noms de famille français, anglais ou écossais.
Cependant, dire que « la famille Dagenais vit encore aujourd'hui dans les familles traditionnelles mohawks » nécessiterait des preuves généalogiques précises. À ma connaissance, il n'existe pas de source historique reconnue démontrant que les descendants de Pierre Dagenais dit Lépine sont devenus une lignée importante ou identifiée au sein des familles traditionnelles mohawks.
Il est possible que certains descendants Dagenais aient épousé des membres des communautés mohawks au cours des XVIIIᵉ, XIXᵉ ou XXᵉ siècles, surtout dans la région de Montréal où les contacts étaient fréquents. Mais cela ne permet pas d'affirmer que « la famille Dagenais vit dans les familles mohawks » sans documents de baptême, mariage, recensement ou généalogie démontrant cette filiation.
La formulation la plus prudente serait :
« Il est possible que certaines branches de la famille Dagenais aient été intégrées à des communautés mohawks par mariage ou descendance, mais cette affirmation doit être confirmée par des recherches généalogiques documentées. »
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
28 mai 2026
La Côte Saint-Michel
La Côte Saint-Michel : aux origines d’un quartier montréalais
Pendant plus de deux siècles, laLa Côte Saint-Michel est l’un des plus anciens secteurs de peuplement de l’île de Montréal. Son histoire remonte à la fin du XVIIe siècle, alors que les Sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal depuis 1663, organisent le territoire selon le système des côtes et des montées. Dans ce contexte, la Côte Saint-Michel est ouverte en 1699 afin de permettre l’établissement de colons sur des terres agricoles situées au nord-est de la ville de Montréal. Ce chemin correspond aujourd’hui en grande partie à la rue Jarry. Quelques années plus tard, en 1707, la Montée Saint-Michel est aménagée afin de relier les différentes côtes de la région. Cette voie deviendra plus tard le boulevard Saint-Michel.
Le nom « Saint-Michel » fut donné en l’honneur de l’archange Michel. Dès le début du XVIIIe siècle, un petit hameau se développe à l’intersection de la Côte et de la Montée Saint-Michel. Ce noyau de peuplement sert de point de passage pour les voyageurs et les habitants des campagnes environnantes. Lors de son voyage à Montréal en 1749, le naturaliste suédois Per Kalm emprunte la Montée Saint-Michel et mentionne déjà la présence d’un four à chaux, preuve que l’exploitation de la pierre calcaire débute très tôt dans ce secteur. Côte Saint-Michel demeure essentiellement rurale. Les terres fertiles sont consacrées à l’agriculture et le paysage est composé de fermes, de champs cultivés, de vergers, de marais et de boisés. Jusqu’au début du XXe siècle, les habitants vivent principalement de l’agriculture, tandis que quelques carrières et fours à chaux complètent l’activité économique locale. Ce caractère champêtre attire même plusieurs artistes et peintres qui viennent immortaliser les paysages de la région dans leurs œuvres.
Au milieu du XIXe siècle, l’industrialisation rapide de Montréal transforme profondément la Côte Saint-Michel. La croissance de la ville entraîne une demande considérable en pierre calcaire pour la construction des édifices, des routes, des infrastructures ferroviaires et des installations portuaires. Les carrières se multiplient alors dans le secteur. Des entreprises telles que Labesse, Lapierre et Limoges exploitent les riches gisements de pierre grise qui se trouvent sous le territoire. Les ouvriers des carrières, surnommés les « Pieds noirs » en raison de la poussière qui recouvre leurs vêtements et leur peau, travaillent dans des conditions difficiles, souvent plus de douze heures par jour.
Au début du XXe siècle, la mécanisation transforme l’industrie de l’extraction. Les petites carrières disparaissent progressivement au profit de grandes exploitations industrielles. Cette période marque également la naissance de la municipalité de Saint-Michel-de-Laval en 1912, qui devient la Ville de Saint-Michel en 1915. Les terres agricoles cèdent peu à peu leur place aux habitations, aux commerces et aux institutions religieuses.
À partir des années 1960, l’exploitation des carrières diminue progressivement. Certaines sont transformées en sites d’enfouissement, tandis que d’autres cessent leurs activités. La carrière Miron, devenue célèbre dans toute la région métropolitaine, est finalement réaménagée pour donner naissance au Complexe environnemental de Saint-Michel, aujourd’hui reconnu pour ses espaces verts, ses installations culturelles et la présence de la TOHU, symbole du renouveau du quartier.
Aujourd’hui, la mémoire de la Côte Saint-Michel demeure visible dans le tracé des rues Jarry et du boulevard Saint-Michel, qui reprennent les anciens chemins coloniaux ouverts il y a plus de trois siècles. Ces voies historiques rappellent les origines rurales du quartier et témoignent de l’évolution remarquable d’un territoire passé des fermes de la Nouvelle-France aux carrières industrielles, puis à l’un des secteurs urbains les plus dynamiques et multiculturels de Montréal.
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.
La Recrue de 1659
![]() |
| La Recrue de 1659 |
- Des familles souches : Le convoi se distingue par l'embarquement de dix familles unies par des liens serrés, la plupart originaires de Marans (Charente-Maritime). Parmi elles, on retrouve les célèbres familles de pionniers comme les Garnier, Cardinal, Charbonneau, Goyet (Goyette) et Beaujean.
- L'entraide financière : Ne pouvant pas payer immédiatement la traversée, ces familles ont négocié une entente exceptionnelle directement avec Jeanne Mance à La Rochelle pour différer leurs frais de passage.
- Le navire avait auparavant servi de navire-hôpital pour l'armée française, mais n'avait pas été correctement désinfecté.
- Une terrible épidémie de typhus (alors appelée « fièvre pourprée ») se déclare à bord.
- L'infection tue environ 10 à 12 passagers en pleine mer.
- Jeanne Mance et les Hospitalières transforment le pont en infirmerie de fortune pour soigner les malades jusqu'à l'arrivée à Québec le 7 septembre 1659.
Né à Montréal, il a exercé le métier de conducteur d’autobus professionnel pendant plus de 30 ans. Père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants, il nourrit depuis toujours une passion pour l’informatique et la généalogie. Curieux et engagé dans la préservation du patrimoine familial, il consacre une grande partie de son temps à la recherche historique et à l’étude de ses ancêtres, contribuant ainsi à faire connaître l’histoire des familles de la Nouvelle-France.



















