Au XVIIe siècle, la traversée de l'Atlantique Nord vers la Nouvelle-France ou les colonies américaines était une épreuve particulièrement longue, insalubre et périlleuse. Entreprendre ce voyage de plusieurs milliers de kilomètres sur des navires en bois représentait un saut dans l'inconnu redouté par la majorité des migrants, à l'image des Filles du Roy.
- Les passagers ordinaires (artisans, engagés, soldats) s'entassaient dans l'entrepont, un espace bas de plafond, sombre et sans aération. Ils dormaient à même le sol, sur des paillasses ou dans des hamacs rudimentaires.
- Les passagers de la haute société (nobles, hauts fonctionnaires) bénéficiaient de petites cabines privées et d'un confort supérieur, incluant parfois de vrais lits.
- Nourriture sèche : Le régime de base se composait de biscuits de mer (pain cuit plusieurs fois, dur comme de la pierre), de viande salée (porc ou bœuf), de poisson séché et de légumes secs (pois, fèves). Avec l'humidité, les biscuits finissaient souvent par moisir ou être infestés de charançons.
- L'eau douce : Stockée dans des tonneaux en bois, l'eau croupissait rapidement sous l'effet de la chaleur, verdissait et se remplissait de vers. Le vin, la bière ou le cidre se conservaient un peu mieux et complétaient les rations.
- Le scorbut : Provoqué par la carence en vitamine C due à l'absence de produits frais.
- Le typhus et la dysenterie : Surnommés la « peste de mer », ces infections transmises par les poux ou l'eau souillée décimaient les équipages.


