10 juillet 2026

Nouvelle-France • 1634-1841

Les Familles Dagenais dit Lépine De La Rochelle à Châteauguay - Lignée de Laval

Pierre Dagenais dit Lépine, tailleur rochelais, est l'ancêtre de tous les Dagenais d'Amérique. Marié en 1665 à Anne Brandon, Fille du Roi, il s'établit à Montréal puis ses descendants essaimeront vers Laval, l'Île Jésus et Châteauguay.

1. Origines - La Rochelle

Pierre Dagenais dit Lépine baptisé 17 septembre 1634 paroisse Saint-Sauveur, La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet. Première trace à Montréal 5 août 1657 chez le notaire Jean de Saint-Père. Milicien 10e escouade de Maisonneuve 1er fév 1663. Métier : tailleur d'habits, d'où le dit Lépine.

2. Mariage fondateur - 1665

17 nov 1665 à Notre-Dame de Montréal, mariage avec Anne Marguerite Brandon, Fille du Roi née 28 août 1634 à Sedan (Ardennes), arrivée sur le Saint-Jean-Baptiste en 1665. Elle signe de sa main. Contrat devant le notaire Basset.

3. Fils continuateur

21 octobre 1672 naissance de Pierre Dagenais fils, 4e enfant et seul garçon à assurer le patronyme. Baptême par le sulpicien Gilles Pérot à la chapelle Notre-Dame, parrain Pierre Devanchy maître menuisier, marraine Mathurine Juillet épouse d'Urbain Baudreau dit Graveline. Il signe D'Agenez. Il vend les biens familiaux en 1698 et loue terre à Ville-Marie.

4. Arbre - Lignée de Laval / Châteauguay

Arnaud Dagenais + Andrée Poulet
La Rochelle Saint-Sauveur
Pierre Dagenais dit Lépine ★
1634 La Rochelle - 1689 Montréal • tailleur
Anne Marguerite Brandon
1634 Sedan - 1692 • Fille du Roi, Saint-Jean-Baptiste 1665
Mariage 17 nov 1665 Montréal
Pierre Dagenais fils
21 oct 1672 Montréal • signe D'Agenez
Marie Drouet
mariage 1695
Laurent Dagenais
1713 • Côte Saint-Michel
Augustin Dagenais
Génération suivante
Louis Dagenais
6 mai 1841 Sainte-Martine-de-Châteauguay
Branche Châteauguay • Rive-Sud • Migration Nouvelle-Angleterre
Note : Tous les Dagenais d'Amérique descendent de Pierre et Anne. 218 mariages Dagenais recensés entre 1736 et 1970. Le dit Lépine vient du métier de tailleur.
Sources : BAnQ notaires Saint-Père, Basset, Duquet, recensements 1666-1681, famillesdagenais.blogspot.com, PRDH. Compatible mobile Blogger.
Nouvelle-France • 1644-1733

Les Séguin dit Ladéroute De Saint-Aubin-en-Bray à Boucherville

Tisserand picard devenu soldat du Roi, François Séguin est l'ancêtre de 95% des Séguin d'Amérique. Mariage fondateur en 1672 avec Jeanne Petit, Fille du Roi.

1. Origines - Picardie

Laurent Séguin x Marie Massieu mariés 14 juillet 1643 à Cuigy-en-Bray. Leur fils François baptisé 4 juillet 1644 à Saint-Aubin-en-Bray (Oise). Métier : tisserand.

2. Traversée - 1665

Arrive à Québec en 1665 avec le régiment de Carignan-Salières, compagnie Saint-Ours. Soldat du Roi.

3. Fondation - Boucherville 1672-1673

21 sept 1672 contrat greffe Frérot. 31 oct 1672 mariage à Sainte-Famille de Boucherville avec Jeanne Petit, Fille du Roi (vers 1656 La Rochelle, arrivée 3 août 1672 sur La Nativité). Témoins : Pierre Boucher et Jeanne Crevier. 1673 concession 50 arpents aux Îles-Percées. 12 enfants. Jeanne décède 29 mars 1733 à Longueuil.

4. Arbre

Laurent Séguin + Marie Massieu
1643 Cuigy-en-Bray
François Séguin dit Ladéroute ★
1644-1704 • tisserand / soldat Carignan
Jeanne Petit
1656-1733 • Fille du Roi
12 enfants • 50 arpents 1673
12 enfants : Jacques 1673, Jeanne 1675, Marie 1677, François Jr 1679, Pierre 1681, Joseph 1683, Jean 1685, Jean-Baptiste 1688 ★, Élisabeth 1690, Louise 1692, Charles 1695, Marie-Anne 1698
Jean-Baptiste Séguin
12 nov 1688 Boucherville - 1764 • tronc Vaudreuil
Geneviève Barbeau
7 juin 1710 Boucherville • 10 enfants
Pierre Séguin
3 nov 1761 Ste-Anne
Marie-Catherine André
Pierre-André Séguin
8 nov 1790 Vaudreuil
Marie-Louise Robillard
Les 6 pionniers Séguin : François, Charles, Guillaume, Jacques, Jean, Joseph.

Les premières familles alliées au 17e siècle

 Les premières familles alliées aux Dagenais du 17e siècle

Les premières familles alliées aux Dagenais du 17e siècle

Pour la période 1665-1700, les alliés directs ne sont pas nombreux, ils forment le noyau de recherche.

Côté France : Poulet par Andrée Poulet, sa mère.

Côté épouse : Brandon et Proligne, par Anne Brandon et sa mère Jeanne Proligne.

Génération 2, les enfants qui se marient : Son fils Pierre Dagenais né en 1672 épouse Marie Drouet fille de Mathurin Drouet dit Grandmaison et Marie Bardou, puis en secondes noces Marie Josèphe David. C'est par là qu'entrent les familles Drouet Grandmaison, David, Lemay et Gaudry dans les actes notariés. On les retrouve dans la descendance comme Pierre D'Agenay marié à Marie Josèphe David et Joseph-Michel D'Agenay marié à Anne Lemay.  

Ce sont ces quatre noms, Brandon, Drouet, David, Lemay, qui reviennent le plus souvent comme premiers alliés Dagenais avant 1700.

Comment retracer vos alliés précis 

     1. Partez de Pierre Dagenais dit Lépine et Anne Brandon comme couple souche dans le PRDH ou le Fichier Origine. 

     2. Cherchez le contrat de mariage du 17 novembre 1665 chez le notaire Basset. Il contient la dot, les présents des témoins Hubert et Barbier, et la liste des biens. 

     3. Consultez « Les familles Dagenais en Amérique », qui a publié une monographie Pierre Dagenais dit Lépine, 1634-1689 et qui centralise les actes de l'Agenais et de La Rochelle.   

     4. Pour les alliés plus tardifs comme Roy, Brazeau ou Patenaude, ils apparaissent à partir du 18e et 19e siècle quand la famille s'étend vers Saint-Roch-de-l'Achigan, Terrebonne et Pointe-aux-Trembles. Il faut alors remonter branche par branche depuis votre grand-père, pas depuis Pierre. 

Armand Dagenais né le 4 janvier 1910, décédé le 12 mai 1973, qui correspond à ton grand-père. Dans les bases généalogiques il est enregistré sans second prénom, mais l'ajout de Robert à l'usage courant était très fréquent à cette génération.

Voici la chaîne reconstituée à partir de mon grand-père Dagenais, du côté paternel :

Armand Dagenais 1910-1973

     1. Armand Dagenais : naissance le 4 janvier 1910 àSaint-Henri, décès 12 mai 1973 àFabreville (Laval), fils de Philias Dagenais et Virginie Tougas, époux de Marguerite Caron.  

C'est la date de décès qui fait la correspondance, mai 1973, et la famille est bien ancrée dans le Grand Montréal / Laval depuis la fin du 19e siècle.

Ses parents

     2. Philias Dagenais : né vers 1877, et Virginie Tougas, née vers 1877 aussi, mariés le 16 août 1897 à Montréal, paroisse Saint-Charles, Jacques-Cartier.  

Parents de Philias :

  • Père : Philias Dagenais, né le 3 décembre 1855   
  • Mère : Marie Goyer, née le 11 avril 1854 

Parents de Virginie :

  • Père : Joseph Tougas 
  • Mère : Judith Mallette  

C'est à partir de ce Philias de 1855 que la lignée remonte directement vers Lachine, Sainte-Geneviève et Pointe-aux-Trembles, puis vers l'ancêtre unique :

Pierre Dagenais dit Lépine, baptisé 17 septembre 1634 à Saint-Sauveur de La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet, marié le 17 novembre 1665 à Montréal avec Anne Brandon, tué avec son épouse le 9 août 1689 à Rivière-des-Prairies.

Ce que ça dit sur les alliés

Pour ma branche, les familles alliées immédiates ne sont donc pas seulement les très anciennes Brandon ou Drouet, mais au 19e et début 20e siècle :

  • Côté Dagenais : Goyer, puis Tougas et Mallette
  • Côté mariage d'Armand : Caron, par Marguerite Caron

C'est typique des familles de Laval à cette époque, beaucoup d'alliances entre familles de cultivateurs et d'artisans de Saint-Martin, Saint-Vincent-de-Paul et Saint-Charles de Montréal.

Armand, tel qu'il apparaît dans les registres

Armand Dagenais, né le 4 janvier 1910, décédé le 12 mai 1973, fils de Philias Dagenais et Virginie Tougas, époux de Marguerite Caron.

Sa famille est déjà ancrée à Laval depuis longtemps, ce qui explique le décès à Laval.

Ses parents et grands-parents

Son père, Philias Dagenais né en 1877, s'est marié à 20 ans avec Virginie Tougas le 16 août 1897 à Montréal, à la paroisse Saint-Charles.

Les parents de ce Philias de 1877 sont :

Philias Dagenais, né le 3 décembre 1855 à Laval, baptisé le 4 à Ste-Rose-de-Lima, marié le 22 juin 1875 à Montréal Saint-Henri.  

Marie Goyer, née le 11 avril 1854 à Montréal, baptisée le même jour à Notre-Dame.

Leurs propres parents, donc tes arrière-arrière-grands-parents :

Côté Dagenais : Jean-Baptiste Dagenais, né en 1832 et Edesse Ouimet, née en 1832   

Côté Goyer : Octave Goyette, né en 1818 et Mathilde Legault, née en 1818 

Côté Tougas, Virginie est fille de Joseph Tougas et Judith Mallette, une autre vieille famille de l'île Jésus.

Ce que ça veut dire pour les familles alliées

Je suis donc à l'intersection de quatre noyaux lavallois très présents :

  • Dagenais / Ouimet à Ste-Rose et Saint-Martin
  • Goyer / Goyette / Legault à Montréal et Laval
  • Tougas / Mallette à Terrebonne et Saint-Vincent-de-Paul

Caron par le mariage d'Armand

Si on continue encore deux générations au-dessus de Jean-Baptiste en 1832, on retombe directement sur la lignée qui descend de Pierre Dagenais dit Lépine,  1634-1689 et Anne Brandon, dont on parlait pour le 17e siècle.

La lignée directe qui débloque

Voici la chaîne solide, avec actes :

     1. Moi <- Armand : n. 1910-1973 m. Marguerite Caron, 1911-2005

Mariage à chercher autour de 1930-1935 dans Laval / Montréal. C'est l'alliance Caron qui entre ici.

     2. Jean-Paul : n. 1942-2020 m. 11 février 1967, paroisse Saint-Mathieu, Montréal 

     3. Philias Dagenais : vers 1877 m.  Virginie Tougas, vers 1877

Mariés le 16 août 1897 à Montréal, Saint-Charles

     4. Philias Dagenais : n. 3 déc. 1855, Laval m. Marie Goyer 11 avr 1854, Montréal9

Lui, né le 3 déc. 1855 à Laval, baptisé le 4 à Ste-Rose-de-Lima. Elle, née le 11 avril 1854 à Montréal, baptisée le même jour à Notre-Dame. Mariés le 22 juin 1875 à Montréal, Saint-Henri.

Leur mariage note bien : Philias 19 ans et Marie 21 ans

4. Leurs parents, tes arrière-arrière-grands-parents

• Côté Dagenais : Jean-Baptiste Dagenais né en 1832 et Edesse Ouimet née en 1832 et • Côté Goyer : Octave Goyette né en 1818 et Mathilde Legault née en 1818  • Côté Tougas : Joseph Tougas et Judith Mallette, parents de Virginie 

Toute cette génération vit entre Ste-Rose, St-Martin de Laval et St-Henri de Montréal. C'est le cœur historique des Dagenais cultivateurs de l'île Jésus.

Le lien avec le 17e siècle

À partir de Jean-Baptiste de 1832, la lignée remonte par les Dagenais du Sault-au-Récollet et de la Rivière-des-Prairies jusqu'à l'ancêtre unique :

Pierre Dagenais dit Lépine, baptisé 17 septembre 1634 à Saint-Sauveur de La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet, arrivé vers 1650 àMontréal, tailleur, marié le 17 novembre 1665 à Montréal avec Anne Brandon, fille de Daniel Brandon et Jeanne Proligne, tous deux tués le 9 août 1689 au massacre de Lachine.

C'est exactement le type de mariage du 17e dont on parlait, contrat notarié, bans, témoins tailleurs et charpentiers, et dot négociée par les familles.

Les familles alliées qui me concernent

Donc pour moi, les alliés ne sont pas théoriques :

Alliés directs du 20e siècle : Caron par Marguerite, 1911

Alliés du 19e siècle : Tougas / Mallette et Goyer / Goyette / Legault / Ouimet

Tableau de filiation

Famille Dagenais : de Jean-Baptiste 1832 à Pierre dit Lépine 1634 - Lignée de Laval

Cette lignée relie Armand Dagenais 1910-1973, époux de Marguerite Caron 1911, à l'ancêtre unique Pierre Dagenais dit Lépine arrivé de La Rochelle. Sources : PRDH, NosOrigines, BAnQ, recensements 1667, 1681, 1781.

Génération Ancêtre Naissance / Baptême Paroisse Mariage Métier / Recensement / Notes
1. Pierre dit Lépine
1634-1689
Bapt. 17 sept 1634, fils d'Arnaud et Andrée Poulet Saint-Sauveur, La Rochelle 17 nov 1665, chapelle Hôtel-Dieu Montréal, avec Anne Brandon Tailleur d'habits, habitant. Rec. 1667 : 33 ans avec Michel 15 mois. Rec. hiver 1681 : 50 ans avec 5 enfants. Décédé 9 août 1689 Rivière-des-Prairies.
2. Pierre Dagenais
1672-1749
Né 1672, fils de Pierre dit Lépine et Anne Brandon Ville-Marie (Montréal) 30 avril 1695, Pointe-aux-Trembles, avec Marie Drouet, fille de Mathurin Drouet dit Grandmaison Concession 15 sept 1702 côte Saint-Michel. Décédé 19 déc 1749 Sault-au-Récollet.
3. Laurent Dagenais
1713-?
12 jan 1713, fils de Pierre 1672 Montréal 5 nov 1736, Sault-au-Récollet, avec Élisabeth Brunion Voyageur, transport de pelleteries 1731-1762.
4. François D'Agenay
vers 1710
Vers 1710, frère de Laurent, fils de Pierre 1672 Sault-au-Récollet Marié Marie-Charlotte Vanier Cultivateur, Sault-au-Récollet.
5. Jean-Baptiste Dagenais
1747
Bapt. 5 mars 1747, fils de François 1710 et Marie-Charlotte Vanier Saint-Vincent-de-Paul, Laval Souche des Dagenais de Laval. Homonyme 13 fév 1746 décédé 24 fév 1746 même paroisse.
6. Jean-Baptiste Dagenais
vers 1800-1810
Vers 1800-1810, descendant du précédent Sault-au-Récollet Marié Marie Pigeon Cultivateur. Rec. 1825 et 1831 listent seulement chefs de famille.
7. Jean-Baptiste Dagenais
1832
1832, fils du précédent Laval Marié Edesse Ouimet née 1832 Cultivateur, Ste-Rose. Son fils Philias baptisé le 4 à Ste-Rose-de-Lima.
8. Philias Dagenais
1855
3 déc 1855 Laval, x Marie Goyer 11 avr 1854 Montréal Montréal 22 juin 1875, Montréal St-Henri, 19 et 21 ans. Elle fille d'Octave Goyette 1818 et Mathilde Legault 1818
9. Philias Dagenais
vers 1877
Vers 1877, fils du précédent Montréal 16 août 1897, Montréal St-Charles Jacques-Cartier, avec Virginie Tougas vers 1877 Virginie fille de Joseph Tougas et Judith Mallette.
10. Armand Dagenais
1910-1973
4 jan 1910 - 12 mai 1973, fils de Philias et Virginie Tougas Fabreville, Ste-Rose, Laval Marié Marguerite Caron née 1911 Famille établie Fabreville / Ste-Rose, Laval.
Sources et notes
PRDH - Programme de recherche en démographie historique (Université de Montréal). NosOrigines.qc.ca - Fiches Dagenais dit Lépine. BAnQ - Registres paroissiaux numérisés : Saint-Sauveur La Rochelle, Pointe-aux-Trembles, Sault-au-Récollet, St-Vincent-de-Paul, Ste-Rose-de-Lima, Montréal St-Henri. Recensements : 1667 (Nouvelle-France), hiver 1681, 1825 et 1831 (Bas-Canada), 1871-1921. Concession 15 sept 1702 côte Saint-Michel (greffe). Vérifier homonymes Jean-Baptiste Dagenais 1746/1747 à Saint-Vincent-de-Paul. Orthographes variantes : Dagenais, Dagenay, D'Agenay, Lépine.

09 juillet 2026

Les traditions de mariage au XVIIe siècle

Les traditions de mariage au XVIIe siècle

Au 17e siècle, se marier n'avait presque rien à voir avec l'amour romantique. C'était une affaire de famille, de terre et de survie, encadrée par l'Église et le notaire bien plus que par les futurs époux.

Un contrat avant d'être une cérémonie

Le mariage est d'abord une alliance économique.

Le choix arrangé : Les parents négocient. On cherche une famille de même rang, une dot convenable, un métier utile. Le consentement des enfants est requis par l'Église, mais dans les faits, surtout pour les filles, le refus est très difficile.

L'âge : Légalement, 12 ans pour les filles, 14 pour les garçons après le Concile de Trente. En pratique en France, on se marie plus tard, vers 22 à 26 ans pour les hommes, 18 à 23 ans pour les femmes, quand on a de quoi s'établir. Dans les villes, on se marie plus tard qu'à la campagne.

Le contrat notarié : C'est l'acte le plus important, plus que la messe. Devant notaire, on fixe la dot apportée par la mariée, le douaire qui la protégera si elle devient veuve, et qui hérite de quoi. Sans contrat, pas de mariage respectable.

Les étapes religieuses obligatoires

Depuis 1563, l'Église catholique impose des règles strictes pour lutter contre les mariages clandestins.

Les fiançailles : Une promesse publique, souvent avec échange d'une bague ou de pièces, et une poignée de main devant témoins. Rompre des fiançailles est un scandale qui peut finir devant la justice ecclésiastique.

Les bans : Le prêtre doit publier l'annonce du futur mariage pendant trois dimanches consécutifs à la messe. C'est pour permettre à quiconque connaît un empêchement, consanguinité, mariage déjà existant, de se manifester.

La cérémonie : Elle a lieu à l'église paroissiale, en journée, devant le curé et au moins deux témoins. Pas de décorum actuel. Les époux échangent leurs vœux, le marié remet à la mariée les treize pièces ou arrhes, symbole de sa charge de pourvoir au foyer, et l'anneau béni. La messe de mariage suit, souvent tôt le matin.