10 juillet 2026

L'arbre généalogique de Pierre Dagenais dit Lépine (1634-1689)

L'arbre généalogique de Pierre Dagenais dit Lépine (1634)
L'arbre généalogique de Pierre Dagenais dit Lépine (1634)

Nouvelle-France • 1634-1841

Les Familles Dagenais dit Lépine De La Rochelle à Châteauguay - Lignée de Laval

Pierre Dagenais dit Lépine, tailleur rochelais, est l'ancêtre de tous les Dagenais d'Amérique. Marié en 1665 à Anne Brandon, Fille du Roy, il s'établit à Montréal puis ses descendants essaimeront vers Laval, la Montérégie et Châteauguay.

1. Origines - La Rochelle

Pierre Dagenais dit Lépine baptisé 17 septembre 1634 paroisse Saint-Sauveur, La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet. Première trace à Montréal 5 août 1657 chez le notaire Jean de Saint-Père. Milicien 10e escouade de Maisonneuve 1er fév 1663. Métier : tailleur d'habits, d'où le « dit Lépine ».

2. Mariage fondateur - 1665

17 nov 1665 à Notre-Dame de Montréal, mariage avec Anne Marguerite Brandon, Fille du Roi née 28 août 1634 à Sedan (Ardennes), arrivée sur le Saint-Jean-Baptiste en 1665. Elle signe de sa main. Contrat devant le notaire Basset.

3. Fils continuateur

21 octobre 1672 naissance de Pierre Dagenais fils, 4e enfant et seul garçon à assurer le patronyme. Baptême par le sulpicien Gilles Pérot à la chapelle Notre-Dame, parrain Pierre Devanchy maître menuisier, marraine Mathurine Juillet épouse d'Urbain Baudreau dit Graveline. Il signe D'Agenez. Il vend les biens familiaux en 1698 et loue terre à Ville-Marie.

4. Arbre - Lignée de Laval / Châteauguay

Arnaud Dagenais + Andrée Poulet
La Rochelle Saint-Sauveur
Pierre Dagenais dit Lépine ★
1634 La Rochelle - 1689 Montréal • tailleur
Anne Marguerite Brandon
1634 Sedan - 1689 • Fille du Roy, Saint-Jean-Baptiste 1665
Mariage 17 nov 1665 Montréal
Pierre Dagenais fils
21 oct 1672 Montréal • signe D'Agenez
Marie Drouet
mariage 1695
Laurent Dagenais
1713 • Côte Saint-Michel
Augustin Dagenais
Génération suivante
Louis Dagenais
6 mai 1841 Sainte-Martine-de-Châteauguay
Branche Châteauguay • Rive-Sud • Migration Nouvelle-Angleterre
Note : Tous les Dagenais d'Amérique descendent de Pierre et Anne. 218 mariages Dagenais recensés entre 1736 et 1970. Le dit Lépine vient du métier de tailleur.
Sources : BAnQ notaires Saint-Père, Basset, Duquet, recensements 1666-1681, famillesdagenais.blogspot.com, PRDH. Compatible mobile Blogger.
L'arbre généalogique de Pierre Dagenais (ci-haut ⬆️) est originaire de La Rochelle, Charente-Maritime, France 🇨🇵

L'arbre ci-dessous (⬇️) contient les 12 générations de Dagenais, de l’ancêtre Pierre Dagenais dit Lépine ➡️ Jean-François Dagenais 
 
Gén Ancêtre Naissance / Baptême / Décès Mariage / Conjoint / Paroisses / Notes
1. Pierre Dagenais dit Lépine Bapt. 17 sept 1634 Saint-Sauveur de La Rochelle
Fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet
Décédé 9 août 1689 Rivière-des-Prairies
Mariage 17 nov 1665 chapelle Hôtel-Dieu de Montréal avec Anne Brandon
Tailleur d'habits
Recensement 1667 : 33 ans
Recensement hiver 1681 : 50 ans, 5 enfants
2. Pierre Dagenais 1672-1749 Bapt. 21 oct 1672 Ville-Marie (Notre-Dame de Montréal)
Décédé 19 déc 1749 La Visitation du Sault-au-Récollet
Mariage 30 avril 1695 Pointe-aux-Trembles avec Marie Drouet, fille de Mathurin Drouet dit Grandmaison
Concession 15 sept 1702 côte Saint-Michel
3. Laurent Dagenais Né 12 jan 1713 Montréal (Notre-Dame) Mariage 5 nov 1736 La Visitation du Sault-au-Récollet avec Marie-Élisabeth Brunion
Voyageur 1731-1762
4. François D'Agenay v.1710 Frère de Laurent
Cultivateur Bas-du-Sault
Mariage avec Marie-Charlotte Vanier
La Visitation du Sault-au-Récollet
Recensement 1781 : six Dagenais propriétaires
5. Jean-Baptiste Dagenais Bapt. 5 mars 1747 Saint-Vincent-de-Paul, Laval
Fils de François et Marie-Charlotte Vanier
Homonyme 13 fév 1746 décédé 24 fév 1746
Souche Dagenais de Laval
Saint-Vincent-de-Paul
6. Jean-Baptiste Dagenais v.1790-1800 Fils probable du 1747
La Visitation du Sault-au-Récollet / Sainte-Rose
Mariage v.1815-1820 avec Marie Pigeon
Parents attestés de Christine 12 juin 1818 et Julie (rec. 1851)
Cultivateur et passeur bac 1832-1834
7. Jean-Baptiste Dagenais né 1832 Né 1832 Laval
ID NosOrigines 1080240
Cultivateur Sainte-Rose
Mariage avec Marie Anne Edesse Ouimet 1832 — ID 1080241
Fils Philias bapt. 3 déc 1855 Ste-Rose-de-Lima
8. Philias Dagenais 3 déc 1855 Né 3 déc 1855 Ste-Rose-de-Lima Mariage 22 juin 1875 St-Henri de Montréal (19 et 21 ans) avec Marie Goyer 11 avr 1854 Notre-Dame de Montréal
Elle fille d'Octave Goyette 1818 et Mathilde Legault 1818
9. Philias Dagenais v.1877 Né v.1877 Montréal / Ste-Rose Mariage 16 août 1897 St-Charles, Jacques-Cartier avec Virginie Tougas v.1877, fille de Joseph Tougas et Judith Mallette
10. Armand Dagenais 1910-1973 Né 4 jan 1910
Décédé 12 mai 1973
Parfois appelé Robert Armand
Fils de Philias et Virginie Tougas
La Visitation / Ste-Rose / Fabreville
Mariage v.1932-1935 avec Marguerite Caron née 1911
11. Jean-Paul Dagenais 1942-2020 Né 11 fév 1942 Saint-Henri de Montréal
Décédé 25 oct 2020 Saint-Jérôme, résident Laval
Fils d'Armand 1910 et Marguerite Caron 1911
Mariage 11 fév 1967 Saint-Mathieu, Montréal avec Denise Bélanger
Marié le jour de ses 25 ans
12. Jean-François Dagenais 26 août 1964 Né 26 août 1964 Montréal
Fils de Jean-Paul 1942-2020 et Denise Bélanger
Résidence Châteauguay, QC
Mariage 25 juillet 1991 Beekmantown, Plattsburgh, N.Y., États-Unis avec Sylvie Bilodeau née 27 sept 1961 Montréal, décédée 18 sept 2018 Longueuil, QC, fille de feu Michel Marc et feu Claire Landry
12e génération depuis Pierre 1634 • 340 ans lignée continue Montréal-Laval
Lecture rapide : 12 générations • 340 ans • même territoire Montréal-Laval. De Saint-Sauveur de La Rochelle (1634) à Châteauguay (1964), continuité par La Visitation du Sault-au-Récollet, Saint-Vincent-de-Paul et Ste-Rose.
Sources : PRDH-IGD, NosOrigines 1080240 1080241 1025210, registres Drouin Saint-Sauveur La Rochelle, Notre-Dame de Montréal, Pointe-aux-Trembles, La Visitation du Sault-au-Récollet, Saint-Vincent-de-Paul Laval, Ste-Rose-de-Lima, St-Henri, St-Mathieu, Beekmantown NY, recensements 1667, hiver 1681, 1781, 1825, 1831, 1851, 1901, 1911, 1921.

Dagenais et Séguin : le lien entre deux familles pionnières

Nouvelle-France • 1634-1841

Les Familles Dagenais dit Lépine De La Rochelle à Châteauguay - Lignée de Laval

Pierre Dagenais dit Lépine, tailleur rochelais, est l'ancêtre de tous les Dagenais d'Amérique. Marié en 1665 à Anne Brandon, Fille du Roi, il s'établit à Montréal puis ses descendants essaimeront vers Laval, l'Île Jésus et Châteauguay.

1. Origines - La Rochelle

Pierre Dagenais dit Lépine baptisé 17 septembre 1634 paroisse Saint-Sauveur, La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet. Première trace à Montréal 5 août 1657 chez le notaire Jean de Saint-Père. Milicien 10e escouade de Maisonneuve 1er fév 1663. Métier : tailleur d'habits, d'où le dit Lépine.

2. Mariage fondateur - 1665

17 nov 1665 à Notre-Dame de Montréal, mariage avec Anne Marguerite Brandon, Fille du Roi née 28 août 1634 à Sedan (Ardennes), arrivée sur le Saint-Jean-Baptiste en 1665. Elle signe de sa main. Contrat devant le notaire Basset.

3. Fils continuateur

21 octobre 1672 naissance de Pierre Dagenais fils, 4e enfant et seul garçon à assurer le patronyme. Baptême par le sulpicien Gilles Pérot à la chapelle Notre-Dame, parrain Pierre Devanchy maître menuisier, marraine Mathurine Juillet épouse d'Urbain Baudreau dit Graveline. Il signe D'Agenez. Il vend les biens familiaux en 1698 et loue terre à Ville-Marie.

4. Arbre - Lignée de Laval / Châteauguay

Arnaud Dagenais + Andrée Poulet
La Rochelle Saint-Sauveur
Pierre Dagenais dit Lépine ★
1634 La Rochelle - 1689 Montréal • tailleur
Anne Marguerite Brandon
1634 Sedan - 1689 • Fille du Roy  Saint-Jean-Baptiste 1665
Mariage 17 nov 1665 Montréal
Pierre Dagenais fils
21 oct 1672 Montréal • signe D'Agenez
Marie Drouet
mariage 1695
Laurent Dagenais
1713 • Côte Saint-Michel
Augustin Dagenais
Génération suivante
Louis Dagenais
6 mai 1841 Sainte-Martine-de-Châteauguay
Branche Châteauguay • Rive-Sud • Migration Nouvelle-Angleterre
Note : Tous les Dagenais d'Amérique descendent de Pierre et Anne. 218 mariages Dagenais recensés entre 1736 et 1970. Le dit Lépine vient du métier de tailleur.
Sources : BAnQ notaires Saint-Père, Basset, Duquet, recensements 1666-1681, famillesdagenais.blogspot.com, PRDH. Compatible mobile Blogger.

Dagenais et Séguin : le lien entre deux familles pionnières

Alliances • 1672-2020

Dagenais x Séguin : le lien entre deux familles pionnières

Deux patronymes fondateurs de Boucherville et Montréal qui se croisent depuis 150 ans dans Lanaudière, l'Outaouais et la Montérégie. Voici 6 mariages attestés qui expliquent le pont.

1. Claudette Séguin x Jean Dagenais (1940-2020) — Fils de Rolland Dagenais et Laurette Fortin, Jean laisse dans le deuil son épouse depuis plus de 59 ans Claudette Séguin. Alliance Montérégie.

2. Aldéa Dagenais → Aline Séguin née Godin — Aldéa Dagenais, fille de Philias Godin, mère d'Aline Séguin (décédée Ottawa 2020, 92 ans). Lien maternel Dagenais vers Séguin.

3. Henri Séguin → Gabrielle Dagenais (1933-2018) — Fille de Marie Rose Marion et Henri Séguin, décédée Saint-Constant. Ses enfants portent Dagenais : André, Pierre, Catherine.

4. Sylvie Dagenais x Gilles Séguin
— Fille d'Alphonse Dagenais (1934-2018) de Lachute, épouse Gilles Séguin.

5. Dora Sigouin (variante Séguin) x Edgar Dagenais — Dora Sigouin du 14 rue York, décédée 1998 à 88 ans, épouse bien-aimée de feu Edgar Dagenais.

6. Christian Séguin x Martine
(famille André Dagenais) — Petite-fille Martine (Christian Séguin) dans famille où figure Suzanne (André Dagenais). Alliance contemporaine Vaudreuil-Soulanges.

Comment l'utiliser sur ton blog

Place ce bloc à la fin de tes deux articles Dagenais et Séguin avec deux boutons :
← Voir les Dagenais Voir les Séguin →

Sur Blogger, ajoute un gadget Lien : Tableau de bord > Mise en page > Ajouter un gadget > Liste de liens : Dagenais x Séguin.
Astuce recherche : cherche aussi SIGOUIN / SEGOUIN, ancienne graphie de Séguin, et DAGENAIS / DAGENAIX dans BMS2000.
Pont généalogique créé à partir des avis de décès BAnQ et Fédération Généalogie QC. Compatible mobile Blogger.
Nouvelle-France • 1644-1733

Les Séguin dit Ladéroute De Saint-Aubin-en-Bray à Boucherville

Tisserand picard devenu soldat du Roi, François Séguin est l'ancêtre de 95% des Séguin d'Amérique. Mariage fondateur en 1672 avec Jeanne Petit, Fille du Roy.

1. Origines - Picardie

Laurent Séguin x Marie Massieu mariés 14 juillet 1643 à Cuigy-en-Bray. Leur fils François baptisé 4 juillet 1644 à Saint-Aubin-en-Bray (Oise). Métier : tisserand.

2. Traversée - 1665

Arrive à Québec en 1665 avec le régiment de Carignan-Salières, compagnie Saint-Ours. Soldat du Roi.

3. Fondation - Boucherville 1672-1673

21 sept 1672 contrat greffe Frérot. 31 oct 1672 mariage à Sainte-Famille de Boucherville avec Jeanne Petit, Fille du Roi (vers 1656 La Rochelle, arrivée 3 août 1672 sur La Nativité). Témoins : Pierre Boucher et Jeanne Crevier. 1673 concession 50 arpents aux Îles-Percées. 12 enfants. Jeanne décède 29 mars 1733 à Longueuil.

4. Arbre

Laurent Séguin + Marie Massieu
1643 Cuigy-en-Bray
François Séguin dit Ladéroute ★
1644-1704 • tisserand / soldat Carignan
Jeanne Petit
1656-1733 • Fille du Roi
12 enfants • 50 arpents 1673
12 enfants : Jacques 1673, Jeanne 1675, Marie 1677, François Jr 1679, Pierre 1681, Joseph 1683, Jean 1685, Jean-Baptiste 1688 ★, Élisabeth 1690, Louise 1692, Charles 1695, Marie-Anne 1698
Jean-Baptiste Séguin
12 nov 1688 Boucherville - 1764 • tronc Vaudreuil
Geneviève Barbeau
7 juin 1710 Boucherville • 10 enfants
Pierre Séguin
3 nov 1761 Ste-Anne
Marie-Catherine André
Pierre-André Séguin
8 nov 1790 Vaudreuil
Marie-Louise Robillard
Les 6 pionniers Séguin : François, Charles, Guillaume, Jacques, Jean et Joseph.

Les premières familles alliées au 17e siècle

 Les premières familles alliées aux Dagenais du 17e siècle

Les premières familles alliées aux Dagenais du 17e siècle

Pour la période 1665-1700, les alliés directs ne sont pas nombreux, ils forment le noyau de recherche.

Côté France : Poulet par Andrée Poulet, sa mère.

Côté épouse : Brandon et Proligne, par Anne Brandon et sa mère Jeanne Proligne.

Génération 2, les enfants qui se marient : Son fils Pierre Dagenais né en 1672 épouse Marie Drouet fille de Mathurin Drouet dit Grandmaison et Marie Bardou, puis en secondes noces Marie Josèphe David. C'est par là qu'entrent les familles Drouet Grandmaison, David, Lemay et Gaudry dans les actes notariés. On les retrouve dans la descendance comme Pierre D'Agenay marié à Marie Josèphe David et Joseph-Michel D'Agenay marié à Anne Lemay.  

Ce sont ces quatre noms, Brandon, Drouet, David, Lemay, qui reviennent le plus souvent comme premiers alliés Dagenais avant 1700.

Comment retracer vos alliés précis 

     1. Partez de Pierre Dagenais dit Lépine et Anne Brandon comme couple souche dans le PRDH ou le Fichier Origine. 

     2. Cherchez le contrat de mariage du 17 novembre 1665 chez le notaire Basset. Il contient la dot, les présents des témoins Hubert et Barbier, et la liste des biens. 

     3. Consultez « Les familles Dagenais en Amérique », qui a publié une monographie Pierre Dagenais dit Lépine, 1634-1689 et qui centralise les actes de l'Agenais et de La Rochelle.   

     4. Pour les alliés plus tardifs comme Roy, Brazeau ou Patenaude, ils apparaissent à partir du 18e et 19e siècle quand la famille s'étend vers Saint-Roch-de-l'Achigan, Terrebonne et Pointe-aux-Trembles. Il faut alors remonter branche par branche depuis votre grand-père, pas depuis Pierre. 

Armand Dagenais né le 4 janvier 1910, décédé le 12 mai 1973, qui correspond à ton grand-père. Dans les bases généalogiques il est enregistré sans second prénom, mais l'ajout de Robert à l'usage courant était très fréquent à cette génération.

Voici la chaîne reconstituée à partir de mon grand-père Dagenais, du côté paternel :

Armand Dagenais 1910-1973

     1. Armand Dagenais : naissance le 4 janvier 1910 àSaint-Henri, décès 12 mai 1973 àFabreville (Laval), fils de Philias Dagenais et Virginie Tougas, époux de Marguerite Caron.  

C'est la date de décès qui fait la correspondance, mai 1973, et la famille est bien ancrée dans le Grand Montréal / Laval depuis la fin du 19e siècle.

Ses parents

     2. Philias Dagenais : né vers 1877, et Virginie Tougas, née vers 1877 aussi, mariés le 16 août 1897 à Montréal, paroisse Saint-Charles, Jacques-Cartier.  

Parents de Philias :

  • Père : Philias Dagenais, né le 3 décembre 1855   
  • Mère : Marie Goyer, née le 11 avril 1854 

Parents de Virginie :

  • Père : Joseph Tougas 
  • Mère : Judith Mallette  

C'est à partir de ce Philias de 1855 que la lignée remonte directement vers Lachine, Sainte-Geneviève et Pointe-aux-Trembles, puis vers l'ancêtre unique :

Pierre Dagenais dit Lépine, baptisé 17 septembre 1634 à Saint-Sauveur de La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet, marié le 17 novembre 1665 à Montréal avec Anne Brandon, tué avec son épouse le 9 août 1689 à Rivière-des-Prairies.

Ce que ça dit sur les alliés

Pour ma branche, les familles alliées immédiates ne sont donc pas seulement les très anciennes Brandon ou Drouet, mais au 19e et début 20e siècle :

  • Côté Dagenais : Goyer, puis Tougas et Mallette
  • Côté mariage d'Armand : Caron, par Marguerite Caron

C'est typique des familles de Laval à cette époque, beaucoup d'alliances entre familles de cultivateurs et d'artisans de Saint-Martin, Saint-Vincent-de-Paul et Saint-Charles de Montréal.

Armand, tel qu'il apparaît dans les registres

Armand Dagenais, né le 4 janvier 1910, décédé le 12 mai 1973, fils de Philias Dagenais et Virginie Tougas, époux de Marguerite Caron.

Sa famille est déjà ancrée à Laval depuis longtemps, ce qui explique le décès à Laval.

Ses parents et grands-parents

Son père, Philias Dagenais né en 1877, s'est marié à 20 ans avec Virginie Tougas le 16 août 1897 à Montréal, à la paroisse Saint-Charles.

Les parents de ce Philias de 1877 sont :

Philias Dagenais, né le 3 décembre 1855 à Laval, baptisé le 4 à Ste-Rose-de-Lima, marié le 22 juin 1875 à Montréal Saint-Henri.  

Marie Goyer, née le 11 avril 1854 à Montréal, baptisée le même jour à Notre-Dame.

Leurs propres parents, donc tes arrière-arrière-grands-parents :

Côté Dagenais : Jean-Baptiste Dagenais, né en 1832 et Edesse Ouimet, née en 1832   

Côté Goyer : Octave Goyette, né en 1818 et Mathilde Legault, née en 1818 

Côté Tougas, Virginie est fille de Joseph Tougas et Judith Mallette, une autre vieille famille de l'île Jésus.

Ce que ça veut dire pour les familles alliées

Je suis donc à l'intersection de quatre noyaux lavallois très présents :

  • Dagenais / Ouimet à Ste-Rose et Saint-Martin
  • Goyer / Goyette / Legault à Montréal et Laval
  • Tougas / Mallette à Terrebonne et Saint-Vincent-de-Paul

Caron par le mariage d'Armand

Si on continue encore deux générations au-dessus de Jean-Baptiste en 1832, on retombe directement sur la lignée qui descend de Pierre Dagenais dit Lépine,  1634-1689 et Anne Brandon, dont on parlait pour le 17e siècle.

La lignée directe qui débloque

Voici la chaîne solide, avec actes :

     1. Moi <- Armand : n. 1910-1973 m. Marguerite Caron, 1911-2005

Mariage à chercher autour de 1930-1935 dans Laval / Montréal. C'est l'alliance Caron qui entre ici.

     2. Jean-Paul : n. 1942-2020 m. 11 février 1967, paroisse Saint-Mathieu, Montréal 

     3. Philias Dagenais : vers 1877 m.  Virginie Tougas, vers 1877

Mariés le 16 août 1897 à Montréal, Saint-Charles

     4. Philias Dagenais : n. 3 déc. 1855, Laval m. Marie Goyer 11 avr 1854, Montréal9

Lui, né le 3 déc. 1855 à Laval, baptisé le 4 à Ste-Rose-de-Lima. Elle, née le 11 avril 1854 à Montréal, baptisée le même jour à Notre-Dame. Mariés le 22 juin 1875 à Montréal, Saint-Henri.

Leur mariage note bien : Philias 19 ans et Marie 21 ans

4. Leurs parents, tes arrière-arrière-grands-parents

• Côté Dagenais : Jean-Baptiste Dagenais né en 1832 et Edesse Ouimet née en 1832 et • Côté Goyer : Octave Goyette né en 1818 et Mathilde Legault née en 1818  • Côté Tougas : Joseph Tougas et Judith Mallette, parents de Virginie 

Toute cette génération vit entre Ste-Rose, St-Martin de Laval et St-Henri de Montréal. C'est le cœur historique des Dagenais cultivateurs de l'île Jésus.

Le lien avec le 17e siècle

À partir de Jean-Baptiste de 1832, la lignée remonte par les Dagenais du Sault-au-Récollet et de la Rivière-des-Prairies jusqu'à l'ancêtre unique :

Pierre Dagenais dit Lépine, baptisé 17 septembre 1634 à Saint-Sauveur de La Rochelle, fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet, arrivé vers 1650 àMontréal, tailleur, marié le 17 novembre 1665 à Montréal avec Anne Brandon, fille de Daniel


Gén Ancêtre Naissance / Baptême / Décès Mariage / Conjoint / Paroisses / Notes
1 Pierre Dagenais dit Lépine Bapt. 17 sept 1634 Saint-Sauveur de La Rochelle
Fils d'Arnaud Dagenais et Andrée Poulet
Décédé 9 août 1689 Rivière-des-Prairies
Mariage 17 nov 1665 chapelle Hôtel-Dieu de Montréal avec Anne Brandon
Tailleur d'habits
Recensement 1667 : 33 ans
Recensement hiver 1681 : 50 ans, 5 enfants
2 Pierre Dagenais 1672-1749 Bapt. 21 oct 1672 Ville-Marie (Notre-Dame de Montréal)
Décédé 19 déc 1749 La Visitation du Sault-au-Récollet
Mariage 30 avril 1695 Pointe-aux-Trembles avec Marie Drouet, fille de Mathurin Drouet dit Grandmaison
Concession 15 sept 1702 côte Saint-Michel
3 Laurent Dagenais Né 12 jan 1713 Montréal (Notre-Dame) Mariage 5 nov 1736 La Visitation du Sault-au-Récollet avec Marie-Élisabeth Brunion
Voyageur 1731-1762
4 François D'Agenay v.1710 Frère de Laurent
Cultivateur Bas-du-Sault
Mariage avec Marie-Charlotte Vanier
La Visitation du Sault-au-Récollet
Recensement 1781 : six Dagenais propriétaires
5 Jean-Baptiste Dagenais Bapt. 5 mars 1747 Saint-Vincent-de-Paul, Laval
Fils de François et Marie-Charlotte Vanier
Homonyme 13 fév 1746 décédé 24 fév 1746
Souche Dagenais de Laval
Saint-Vincent-de-Paul
6 Jean-Baptiste Dagenais v.1790-1800 Fils probable du 1747
La Visitation du Sault-au-Récollet / Sainte-Rose
Mariage v.1815-1820 avec Marie Pigeon
Parents attestés de Christine 12 juin 1818 et Julie (rec. 1851)
Cultivateur et passeur bac 1832-1834
7 Jean-Baptiste Dagenais né 1832 Né 1832 Laval
ID NosOrigines 1080240
Cultivateur Sainte-Rose
Mariage avec Marie Anne Edesse Ouimet 1832 — ID 1080241
Fils Philias bapt. 3 déc 1855 Ste-Rose-de-Lima
8 Philias Dagenais 3 déc 1855 Né 3 déc 1855 Ste-Rose-de-Lima Mariage 22 juin 1875 St-Henri de Montréal (19 et 21 ans) avec Marie Goyer 11 avr 1854 Notre-Dame de Montréal
Elle fille d'Octave Goyette 1818 et Mathilde Legault 1818
9 Philias Dagenais v.1877 Né v.1877 Montréal / Ste-Rose Mariage 16 août 1897 St-Charles, Jacques-Cartier avec Virginie Tougas v.1877, fille de Joseph Tougas et Judith Mallette
10 Armand Dagenais 1910-1973 Né 4 jan 1910
Décédé 12 mai 1973
Parfois appelé Robert Armand
Fils de Philias et Virginie Tougas
La Visitation / Ste-Rose / Fabreville
Mariage v.1932-1935 avec Marguerite Caron née 1911
11 Jean-Paul Dagenais 1942-2020 Né 11 fév 1942 Saint-Henri de Montréal
Décédé 25 oct 2020 Saint-Jérôme, résident Laval
Fils d'Armand 1910 et Marguerite Caron 1911
Mariage 11 fév 1967 Saint-Mathieu, Montréal avec Denise Bélanger
Marié le jour de ses 25 ans
12 Jean-François Dagenais 26 août 1964 Né 26 août 1964 Montréal
Fils de Jean-Paul 1942-2020 et Denise Bélanger
Résidence Châteauguay, QC
Mariage 25 juillet 1991 Beekmantown, Plattsburgh, N.Y., États-Unis avec Sylvie Bilodeau née 27 sept 1961 Montréal, décédée 18 sept 2018 Longueuil, QC, fille de feu Michel Marc et feu Claire Landry
12e génération depuis Pierre 1634 • 340 ans lignée continue Montréal-Laval
Lecture rapide : 12 générations • 340 ans • même territoire Montréal-Laval. De Saint-Sauveur de La Rochelle (1634) à Châteauguay (1964), continuité par La Visitation du Sault-au-Récollet, Saint-Vincent-de-Paul et Ste-Rose.
Sources : PRDH-IGD, NosOrigines 1080240 1080241 1025210, registres Drouin Saint-Sauveur La Rochelle, Notre-Dame de Montréal, Pointe-aux-Trembles, La Visitation du Sault-au-Récollet, Saint-Vincent-de-Paul Laval, Ste-Rose-de-Lima, St-Henri, St-Mathieu, Beekmantown NY, recensements 1667, hiver 1681, 1781, 1825, 1831, 1851, 1901, 1911, 1921.

09 juillet 2026

Les traditions de mariage au XVIIe siècle

Les traditions de mariage au XVIIe siècle

Au 17e siècle, se marier n'avait presque rien à voir avec l'amour romantique. C'était une affaire de famille, de terre et de survie, encadrée par l'Église et le notaire bien plus que par les futurs époux.

Un contrat avant d'être une cérémonie

Le mariage est d'abord une alliance économique.

Le choix arrangé : Les parents négocient. On cherche une famille de même rang, une dot convenable, un métier utile. Le consentement des enfants est requis par l'Église, mais dans les faits, surtout pour les filles, le refus est très difficile.

L'âge : Légalement, 12 ans pour les filles, 14 pour les garçons après le Concile de Trente. En pratique en France, on se marie plus tard, vers 22 à 26 ans pour les hommes, 18 à 23 ans pour les femmes, quand on a de quoi s'établir. Dans les villes, on se marie plus tard qu'à la campagne.

Le contrat notarié : C'est l'acte le plus important, plus que la messe. Devant notaire, on fixe la dot apportée par la mariée, le douaire qui la protégera si elle devient veuve, et qui hérite de quoi. Sans contrat, pas de mariage respectable.

Les étapes religieuses obligatoires

Depuis 1563, l'Église catholique impose des règles strictes pour lutter contre les mariages clandestins.

Les fiançailles : Une promesse publique, souvent avec échange d'une bague ou de pièces, et une poignée de main devant témoins. Rompre des fiançailles est un scandale qui peut finir devant la justice ecclésiastique.

Les bans : Le prêtre doit publier l'annonce du futur mariage pendant trois dimanches consécutifs à la messe. C'est pour permettre à quiconque connaît un empêchement, consanguinité, mariage déjà existant, de se manifester.

La cérémonie : Elle a lieu à l'église paroissiale, en journée, devant le curé et au moins deux témoins. Pas de décorum actuel. Les époux échangent leurs vœux, le marié remet à la mariée les treize pièces ou arrhes, symbole de sa charge de pourvoir au foyer, et l'anneau béni. La messe de mariage suit, souvent tôt le matin.

Le pont entre les deux familles Dagenais et Messier

Le pont entre les deux familles Dagenais et Messier

Le pont entre les deux familles Dagenais et Messier

Le seul mariage Messier – Dagenais : 29 mars 1690

Par Jean-François Dagenais – famillesdagenais.blogspot.com


Introduction
Parmi les centaines de mariages Dagenais, il n'en existe qu'un seul qui unit directement les Messier et les Dagenais. C'est ce mariage fondateur du 29 mars 1690 à Boucherville qui fait le pont entre nos deux lignées.

1. Le seul pont : 29 mars 1690 à Boucherville

Le 29 mars 1690 à Boucherville, Marguerite Messier épouse Pierre-Charles Le Sueur dit Dagenais. L'acte est enregistré à Boucherville, mais le mariage est célébré dans la maison seigneuriale de son père, Michel Messier de Saint-Michel.

2. Qui sont-ils ?

Marguerite Messier est née et baptisée le 24 mai 1676 à Montréal. Elle est la fille de Michel Messier et de Anne Le Moyne.

Pierre-Charles Le Sueur dit Dagenais est né vers juillet 1655 et baptisé le 14 janvier 1656 à Hesdin, Notre-Dame, en Artois (France). Il est le fils de Victor Le Sueur et de Anne Honneur. Il arrive en Nouvelle-France comme coureur des bois et interprète.

3. Les cinq enfants nés à Montréal

Entre 1693 et 1699, le couple a cinq enfants, tous nés à Montréal avant de disparaître des registres de la colonie du Canada :

  • Marie-Anne (1693)
  • Louise-Marguerite (1694)
  • Marie (1696)
  • Jean-Paul (1699)
  • Marguerite-Marie (1699) – jumelle de Jean-Paul

4. De Montréal à la Louisiane

Après 1699, la famille quitte le Canada pour la Louisiane. Pierre-Charles devient un explorateur important de la haute vallée du Mississippi. Il meurt à La Havane, Cuba, le 17 juillet 1704, lors d'un voyage de retour vers la France.

Veuve, Marguerite termine sa vie à Mobile, Alabama, le 5 mars 1741.

5. Le lien avec le comédien Marc Messier

Ce blogue confirme ce qu'on avait trouvé, et ajoute un détail important pour l'ascendance :

  • Marc Messier (1947-2026) était fils de René Messier, barbier. Né le 8 avril 1912, il se marie le 26 juillet 1943 à Jeannette Bellefeuille de Cowansville. Il est décédé et inhumé le 23 septembre 1991 à Granby.
  • Donc on a enfin trouvé le nom de sa mère : Jeannette Bellefeuille. 
  • Marc descend de la même souche que Marguerite : Michel Messier et Anne Le Moyne, mariés en 1658.   
Arbre généalogique de René Messier et Jeannette Bellefeuille
Arbre généalogique de René Messier et Jeannette Bellefeuille 

Conclusion

C'est l'unique alliance directe entre les Messier de Saint-Michel et les Le Sueur dit Dagenais. Un seul mariage, mais cinq enfants qui assurent la descendance et font de ce 29 mars 1690 le véritable pont entre nos deux familles.


Sources et bibliographie

famillesdagenais.blogspot.com

Familles Dagenais et Messier : seul et unique mariage

Le seul et unique mariage de Michel Messier et Marie-Anne Dagenais

Le seul et unique mariage répertorié dans les registres historiques et généalogiques du Québec unissant directement les familles Messier et Dagenais est celui de Michel Messier et de Marie-Anne Dagenais, célébré le 22 février 1735 à la Paroisse Saint-Michel de Varennes.

Voici les détails clés issus des répertoires de généalogie :
Les époux
  • L'époux : Michel Messier (fils de René Messier dit Duchesne et de Catherine Bissonnet).
  • L'épouse : Marie-Anne Dagenais (fille de Pierre Dagenais et de Marie-Anne Brignac dit Lapierre). 
Contexte Historique
Cette union s'inscrit au cœur de la Nouvelle-France. La famille Messier était fortement ancrée dans la région de Varennes, notamment grâce au pionnier Michel Messier, seigneur de Saint-Michel. Si vous effectuez des recherches sur les bases de données comme le PRDH ou BAnQ, c'est précisément cet acte de l'année 1735 qu'il vous faut cibler.

08 juillet 2026

La traversée de l'Atlantique Nord au XVIIe siècle : une épreuve de courage et de survie

La traversée de l'Atlantique Nord au XVIIe siècle : une épreuve de courage et de survie

Au XVIIe siècle, entreprendre la traversée de l'Atlantique Nord vers la Nouvelle-France ou les colonies anglaises d'Amérique représentait l'une des aventures les plus périlleuses qu'un homme, une femme ou un enfant puisse vivre. Quitter l'Europe signifiait abandonner son pays natal, sa famille et tout ce que l'on connaissait, pour s'engager durant plusieurs semaines sur un immense océan dont nul ne pouvait prédire les humeurs.

Pour les colons, les engagés, les soldats, les artisans et les célèbres Filles du Roy, cette traversée constituait bien davantage qu'un simple déplacement. C'était un véritable voyage vers l'inconnu, où chaque journée pouvait être la dernière. Les tempêtes, les maladies, la faim et les accidents faisaient de l'Atlantique un redoutable adversaire.

Une traversée dictée par les vents

Les navires du XVIIe siècle dépendaient entièrement de la force des vents. En moyenne, la traversée entre les ports français — notamment La Rochelle, Dieppe ou Honfleur — et Québec durait entre soixante et quatre-vingt-dix jours. Toutefois, ces délais variaient considérablement selon les conditions météorologiques.

Les vents dominants soufflant généralement d'ouest en est ralentissaient la progression des navires en route vers l'Amérique. À l'inverse, le voyage de retour vers l'Europe s'effectuait souvent en un mois seulement grâce aux vents favorables. Les périodes de calme plat pouvaient immobiliser un bâtiment pendant plusieurs jours, tandis que les tempêtes forçaient parfois l'équipage à dériver loin de sa route, mettant en péril les réserves de vivres et d'eau potable.

Chaque départ était donc un pari contre les éléments.

Des navires exigus et une promiscuité permanente

Les bâtiments marchands transportant les migrants étaient relativement modestes, dépassant rarement quarante mètres de longueur. Chaque espace était utilisé pour la cargaison, les provisions et les passagers.

La grande majorité des voyageurs vivait dans l'entrepont, une vaste pièce sombre, basse de plafond, mal ventilée et constamment humide. On y dormait sur des paillasses de paille, des couvertures grossières ou parfois dans de simples hamacs. Le roulis permanent du navire, l'obscurité et l'odeur de l'humidité rendaient le repos difficile.

Les passagers plus fortunés, les officiers royaux ou certains religieux bénéficiaient parfois de petites cabines privées situées à l'arrière du navire. Ce confort demeurait cependant très relatif comparativement aux standards modernes.

Une alimentation de survie

Conserver les aliments durant plusieurs mois constituait un défi majeur.

Le régime alimentaire reposait essentiellement sur les biscuits de mer, une galette extrêmement dure cuite plusieurs fois afin d'assurer sa conservation. Ils étaient accompagnés de viande salée, de poisson séché, de pois, de fèves et parfois de fromage. Avec le temps, l'humidité favorisait l'apparition de moisissures, tandis que les biscuits étaient souvent envahis par les charançons.

L'eau douce était entreposée dans de grands tonneaux de bois. Après plusieurs semaines, elle devenait stagnante, prenait une couleur verdâtre et développait une odeur nauséabonde. Pour cette raison, le vin, la bière ou le cidre faisaient également partie des rations quotidiennes.

Lorsque la traversée se prolongeait au-delà des prévisions, les rations étaient réduites afin de permettre à tous de survivre jusqu'à destination.

Les maladies : l'ennemi invisible

À bord, l'hygiène était pratiquement inexistante.

Les voyageurs ne pouvaient se laver avec de l'eau douce, réservée à la consommation. Les installations sanitaires étaient rudimentaires et les déchets s'accumulaient rapidement dans un environnement fermé où l'humidité favorisait la prolifération des bactéries, des parasites et des poux.

Le scorbut, causé par une grave carence en vitamine C, frappait de nombreux passagers après plusieurs semaines sans fruits ni légumes frais. Les gencives saignaient, les dents tombaient et les malades perdaient progressivement leurs forces.

Le typhus, la dysenterie et d'autres infections intestinales se propageaient rapidement dans cette promiscuité permanente. Une simple épidémie pouvait décimer une partie importante des passagers avant même l'arrivée en Nouvelle-France.

Les historiens estiment qu'environ un voyageur sur dix mourait durant la traversée, même si ce taux variait considérablement selon les années, les navires et les conditions météorologiques.

Les femmes face à une épreuve exceptionnelle

Les femmes comptaient parmi les passagers les plus vulnérables.

À une époque où les navires étaient conçus presque exclusivement pour des équipages masculins, aucune véritable intimité n'était prévue. Les Filles du Roy, les épouses de colons et les mères de famille partageaient souvent le même espace que les hommes.

Afin de préserver leur sécurité, les capitaines imposaient fréquemment des règles strictes limitant les déplacements des marins dans les quartiers des passagères. Malgré ces précautions, la peur des agressions demeurait constante.

Seules les religieuses ou quelques femmes de la noblesse voyageaient dans de petites cabines séparées.

Donner naissance au milieu de l'océan

Pour une femme enceinte, la traversée pouvait devenir dramatique.

Le roulis incessant, le mal de mer, la fatigue et la malnutrition augmentaient les risques de fausse couche. Lorsqu'un accouchement survenait en pleine mer, il se déroulait dans des conditions extrêmement précaires.

Les autres femmes présentes à bord faisaient office de sages-femmes improvisées, tandis que le chirurgien du navire, davantage formé aux blessures de guerre qu'à l'obstétrique, pouvait rarement apporter une aide efficace.

Les nouveau-nés étaient particulièrement fragiles. Le manque d'eau potable, la sous-alimentation de leur mère et l'absence de soins appropriés réduisaient considérablement leurs chances de survie.

Les enfants, victimes silencieuses de la traversée

Les enfants subissaient eux aussi les conséquences de ce voyage éprouvant.

Le froid, la faim, les maladies et les accidents représentaient une menace permanente. Les plus jeunes devaient être constamment surveillés afin d'éviter les chutes provoquées par les violents mouvements du navire.

Bien des mères renonçaient à une partie de leur propre ration pour nourrir leurs enfants, affaiblissant davantage leur organisme.

Lorsque la maladie emportait un enfant, le deuil devait être vécu dans un espace restreint où la vie continuait malgré tout. Les corps étaient généralement confiés à la mer lors d'une courte cérémonie religieuse, laissant aux familles une douleur immense et aucun lieu de sépulture.

La solidarité au cœur de l'épreuve

Malgré les souffrances, les passagers développaient souvent un remarquable esprit d'entraide.

Les femmes préparaient les repas lorsqu'elles en avaient la possibilité, soignaient les malades, réconfortaient les mourants et soutenaient les enfants. Les religieuses consacraient leurs journées aux prières, à l'enseignement et au secours des plus faibles, transformant parfois l'entrepont en une véritable communauté de foi.

Cette solidarité permit à de nombreux voyageurs de conserver l'espoir jusqu'à l'apparition des premières terres du Canada.

L'arrivée en Nouvelle-France

Après plusieurs semaines passées à lutter contre les vents, les vagues et les maladies, apercevoir les rives du fleuve Saint-Laurent constituait un moment d'une immense émotion.

Les survivants arrivaient toutefois profondément affaiblis. Beaucoup devaient recevoir des soins auprès des communautés religieuses de Québec avant de commencer une nouvelle existence dans une colonie encore jeune, où tout restait à bâtir.

Pour ces hommes et ces femmes, la traversée de l'Atlantique n'était pas seulement un voyage : elle représentait la première grande épreuve d'une vie nouvelle en Amérique. Leur courage, leur résilience et leur détermination ont contribué à jeter les bases des familles qui peuplent aujourd'hui le Québec et une grande partie de l'Amérique française.

Texte préparé pour le groupe Les familles Dagenais en Amérique.

Vous pouvez simplement ajouter la section suivante à la fin de votre publication.

Sources :

  • Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France
  • Marcel Trudel, Initiation à la Nouvelle-France
  • Louise Dechêne, Habitants et marchands de Montréal au XVIIe siècle
  • Jacques Mathieu, La Nouvelle-France : les Français en Amérique du Nord, XVIe-XVIIIe siècle
  • Yves Landry, Les Filles du Roy au XVIIe siècle
  • Marcel Fournier, Les Européens au Canada des origines à 1765

Texte de synthèse rédigé à partir d'ouvrages historiques, de sources d'archives et de publications universitaires faisant autorité sur la Nouvelle-France, la navigation transatlantique et les Filles du Roy.

💻 Source : image générée par l'IA ChatGPT