28 mai 2026

Le navire Saint-Jean-Baptiste

 LE NAVIRE SAINT-JEAN-BAPTISTE ⚜️

Coupe transversale du Saint-Jean-Baptiste
Le navire Saint-Jean-Baptiste 

Le Saint-Jean-Baptiste de Dieppe était un galion de 300 tonneaux de la Compagnie des Indes. Affrété à plusieurs reprises entre 1665 et 1671, il a joué un rôle historique majeur dans le peuplement de la Nouvelle-France en transportant des centaines de colons, des engagés et des Filles du Roy. 

Les principales caractéristiques et expéditions de ce navire sont détaillées ci-dessous. 

Caractéristiques techniques et armement

  • Type de navire : Galion / Vaisseau de charge
  • Capacité : 300 tonneaux
  • Dimensions (estimées) : environ 24,69 mètres (75 pieds) de longueur, 8,88 mètres de largeur et 3,41 mètres de creux
  • Armement : doté de 2 ponts et 2 gaillards, il pouvait être armé de 10 canons, 20 fusils, 12 pistolets et 20 coutelas selon les besoins de la traversée. 

[Source : Mémoires de la N-F par Sanspareil du Régiment de la Sarre]

📜 Les traversées historiques majeures vers le Canada

Le navire a effectué de nombreux voyages transatlantiques mémorables : 

  • 1665 : Le navire arrive à Québec le 18 juin (ou le 2 octobre selon les sources) sous le commandement du capitaine Pierre Fillye, avec environ 90 Filles du Roi (dont Anne Marguerite Brandon), 30 engagés et des hommes de travail.
  • 1666 : Parti de La Rochelle le 13 mai, il arrive à Québec le 11 août après une escale à Gaspé. Il transporte à son bord plus d'une centaine de personnes, dont Jean Chauvet.
  • 1669 : Sous le commandement du capitaine Pierre Phillye, il quitte Dieppe fin avril et arrive à Québec le 30 juin, transportant 149 Filles du Roi sous la gouverne de Madame Bourdon.
  • 1671 : Sous le commandement du capitaine Pierre Guilbaud, il appareille de Dieppe fin juin avec à son bord une centaine d'hommes, plus de 100 Filles du Roi (notamment Catherine Ducharme), des animaux (mules et béliers) ainsi que du matériel agricole et de construction. 

Pour explorer plus en détail l'histoire de la Nouvelle-France et la liste des passagers qui ont voyagé sur ces différents navires, vous pouvez consulter les projets de généalogie répertoriés sur Geni.com ou les documents d'archives de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec / Grande Bibliothèque BAnQ numérique.

📸 Crédit : ©️ image générée par IA (ChatGPT)

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Le groupe Facebook Les familles Dagenais en Amérique 

SIGNIFICATION DU NOUVEAU LOGO 🏠


📜 Symbole identitaire et mémoriel

Ce visuel constitue un emblème contemporain inspiré des traditions culturelles et historiques liées aux familles issues de la Nouvelle-France. Il exprime la continuité d’une lignée, son enracinement sur le territoire et la transmission de sa mémoire à travers les générations. 

⚜️ Origine et filiation 

La fleur de lys, placée au sommet de la composition, renvoie à l’héritage français des premiers colons. Elle symbolise l’identité culturelle, la mémoire collective et l’appartenance à une lignée issue de la France.

Migration et établissement 

Le navire évoque la traversée de l’Atlantique par les ancêtres venus s’établir en Amérique. Il incarne le passage vers une nouvelle vie et le début de l’histoire des Dagenais sur ce continent. 

🏡 Habitation et enracinement — La maison de François Dagenais fils (1774)

La maison représentée s’inspire directement de la résidence construite au XVIIIe siècle par François Dagenais fils, sur la Côte Saint-Michel, aujourd’hui intégrée à la Ville de Montréal

Érigée en pierre vers 1770, cette demeure constitue l’un des rares témoins de l’architecture rurale d’inspiration française encore conservés sur l’île de Montréal. Elle incarne l’établissement durable de la famille, le travail de la terre et la transmission du patrimoine sur plusieurs générations. 

🔵 Traitement visuel 

La dominante bleue confère à l’ensemble une dimension à la fois institutionnelle et mémorielle, évoquant la stabilité, la profondeur historique et la continuité. 

✒️ Composition typographique 

Le nom DAGENAIS, traité en capitales, affirme la permanence de la lignée. Sa typographie classique s’inspire des inscriptions anciennes et des archives historiques. 

🧬 Fonction et portée 

Les éléments complémentaires du visuel traduisent les axes fondamentaux de la démarche : 

• la recherche généalogique
• la préservation de l’histoire familiale
• la valorisation de l’héritage
• le rassemblement des descendants 

📜 Inscription 
« Unir nos racines, transmettre notre histoire » 
Cette devise exprime la volonté de relier les générations passées, présentes et futures 
dans une continuité mémorielle. 

🏁 Notice 

Ce symbole s’inscrit dans une démarche de mise en valeur du patrimoine immatériel et bâti lié aux familles pionnières du Québec. Par la présence de la maison de François Dagenais, il ancre visuellement cette mémoire dans un lieu réel, témoin de plus de deux siècles d’histoire.

26 mai 2026

La bataille de Québec de 1690

La bataille de Québec (1690)
La bataille de Québec (1690)

La bataille de Québec de 1690 constitue l’un des épisodes militaires les plus importants de l’histoire de la Nouvelle-France. Elle opposa les forces françaises et canadiennes de la colonie aux troupes anglaises de la Nouvelle-Angleterre commandées par Sir William Phips, dans le contexte des conflits coloniaux entre les royaumes de France et d’Angleterre en Amérique du Nord.

Contexte historique

À la fin du XVIIe siècle, les tensions entre les puissances européennes s’intensifient autant en Europe qu’en Amérique. Le déclenchement de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, connue dans les colonies anglaises sous le nom de King William’s War, entraîne une série d’affrontements entre la Nouvelle-France et les colonies anglaises de la côte atlantique.

En 1690, après plusieurs attaques françaises et alliées contre des établissements anglais situés en Nouvelle-Angleterre, les autorités de Boston organisent une expédition militaire afin de prendre Québec, capitale de la Nouvelle-France. L’objectif est de mettre fin à l’influence française sur le fleuve Saint-Laurent et de s’emparer du centre administratif et militaire de la colonie.

La flotte anglaise, placée sous le commandement de Sir William Phips, quitte Boston à l’automne 1690 avec plusieurs navires transportant soldats, marins et miliciens coloniaux. L’expédition remonte le fleuve Saint-Laurent et atteint Québec au mois d’octobre.

Préparatifs de la défense

À Québec, le gouverneur général Louis de Buade de Frontenac organise rapidement la défense de la ville. Malgré des ressources limitées, les autorités françaises mobilisent les troupes régulières, les milices canadiennes ainsi que plusieurs alliés autochtones.

Les habitants des paroisses environnantes sont appelés à participer à la défense de la colonie. Des miliciens arrivent de Montréal, de Trois-Rivières et des seigneuries voisines afin de renforcer les positions françaises. Les fortifications de Québec, bien que modestes comparativement aux grandes villes européennes, offrent néanmoins une position défensive avantageuse grâce aux falaises dominant le fleuve.

Frontenac adopte une attitude résolue face à l’arrivée de la flotte anglaise. Selon la tradition historique, lorsqu’un officier anglais vient exiger la capitulation de Québec au nom de Sir William Phips, le gouverneur français répond qu’il ne transmettra sa réponse « que par la bouche de ses canons ».

Le déroulement de la bataille

Le 16 octobre 1690, les forces anglaises commencent leurs opérations contre Québec. Les navires de Phips bombardent la ville depuis le fleuve tandis que des troupes débarquent dans les environs afin d’attaquer les positions françaises par voie terrestre.

Cependant, les défenseurs de la Nouvelle-France résistent efficacement. Les miliciens canadiens, habitués au territoire et aux techniques de combat locales, harcèlent les troupes anglaises débarquées près de Beauport. Les batteries françaises installées sur les hauteurs de Québec causent également des dommages importants aux navires ennemis.

Les conditions climatiques difficiles, le manque de coordination entre les forces terrestres et navales anglaises, ainsi que les problèmes d’approvisionnement compliquent rapidement l’expédition de Phips. Après plusieurs jours de combats et de bombardements infructueux, les Anglais constatent qu’ils ne parviennent pas à percer les défenses de la ville.

Face aux pertes subies et à l’approche de l’hiver, Sir William Phips ordonne finalement la retraite. La flotte anglaise quitte Québec sans avoir réussi à conquérir la colonie.

Conséquences

La victoire française lors de la bataille de Québec de 1690 représente un important succès militaire et symbolique pour la Nouvelle-France. Elle renforce le prestige du gouverneur Frontenac et contribue à consolider le sentiment d’appartenance des colons canadiens envers leur colonie.

Cet épisode démontre également l’importance des milices canadiennes dans la défense du territoire. Plusieurs familles pionnières de la Nouvelle-France participent indirectement ou directement à l’effort de guerre, que ce soit par le service militaire, le transport des vivres ou le soutien aux autorités locales.

Malgré cette victoire, les rivalités entre Français et Anglais se poursuivent pendant plusieurs décennies en Amérique du Nord. Les conflits coloniaux finiront par mener, au XVIIIe siècle, à la conquête britannique de la Nouvelle-France après la bataille des plaines d’Abraham en 1759.

Héritage historique

La bataille de Québec de 1690 demeure un événement marquant de l’histoire canadienne-française. Elle symbolise la résistance de la Nouvelle-France face aux tentatives d’invasion anglaises et illustre le rôle central joué par les habitants, les miliciens et les autorités coloniales dans la défense du territoire.

Aujourd’hui encore, cet épisode occupe une place importante dans la mémoire historique du Québec et dans les recherches portant sur les familles pionnières de la Nouvelle-France.

📸 Crédit : image générée par IA 

💻 Source : Wikipedia - Bataille de Québec (1690)