MesAïeux.com, un excellent choix pour construire son arbre généalogique
Il y a visiteur(s) sur cette page. Merci et bonne visite !

dimanche 21 juin 2015

La maison de François Dagenais fils



En 1774, le cultivateur François Dagenais fils reçoit de ses parents, François et Marguerite Turcot, la terre agricole familiale, une maison en bois et d’autres bâtiments en échange d’une rente viagère annuelle payable en argent et en denrées. Il s’y établit avec son épouse, Marie-Catherine Lebeau, et ses enfants. 

Devenu veuf en 1786, un inventaire de ses biens est fait où il est mention d'une « maison neuve en pierre de trente quatre pieds de long sur trente trois de large... » En 1802, François Dagenais cède, la terre, la maison en pierre qu’il a fait construire et des bâtiments de ferme à son fils, François.

Vers 1780, le cultivateur François Dagenais fils remplace une vieille maison en bois acquise de son père par cette maison contruite de moellons (pierre des champs). Une laiterie aussi en pierre est adossée à l’arrière. La résidence demeure entre les mains de cette famille jusqu’au début des années 2000, tandis que la terre agricole est vendue en 1908.

Au fil des ans, la maison est adaptée pour répondre aux besoins et au goût de ses occupants. Dans la première moitié du XIXe siècle, une chambre est aménagée dans le grenier et le toit est percé de deux lucarnes pour améliorer l’éclairage des combles. 


Probablement au même moment, la façade Sud, celle qui donne sur chemin de la Côte Saint-Michel (rue Jarry actuelle), est reconstruite en pierre de taille et dotée d’une galerie couverte par le larmier du toit qui est prolongé.

En 1930, le bâtiment est endommagé par l’incendie de l’église Saint-Léonard construite en 1907, sa voisine. La charpente de son toit et ses lucarnes sont refaites. C'est probablement au même moment que les boiseries de la façade sont changées. Une cuisine d’été et une remise en bois sont construites et annexées à l’arrière de la maison, remplaçant une petite laiterie en pierre.


La maison qui évoque le passé agricole du secteur est reconnue monument historique par le gouvernement du Québec en 1981. Elle fait, en 2005-06, l’objet de travaux de restauration intérieurs et extérieurs et sert depuis de résidence et de bureau de notaire pour ses nouveaux propriétaires. 


La Maison Dagenais présente des éléments architecturaux se rattachant à différentes époques de son existence. Elle possède ainsi des caractéristiques de l'architecture vernaculaire du XVIIIe siècle. Maçonnée de pierre des champs, la maison est de plan presque carré et son rez-de-chaussée est peu dégagé du sol. 

Elle est coiffée d’un toit à deux versants. Elle compte deux cheminées dans ses murs-pignons. L'une alimentait autrefois l'âtre servant à cuisiner dans la salle commune, l'autre le foyer permettant de chauffer la grande chambre ou une autre pièce de l'habitation.

Des ajouts postérieurs donnent à la résidence des traits de la maison québécoise du XIXe siècle. La façade en pierre de taille et la galerie couverte par le prolongement du larmier du toit en sont des exemples. 

La galerie représente d'ailleurs une adaptation intéressante aux exigences d'un climat vigoureux. En effet, elle protège la porte d'entrée des chutes de neige et de glace l'hiver et limite la pénétration à l'intérieur de la maison des chauds rayons du soleil l'été.

Construite par une des familles pionnières du secteur nord-est de l’île de Montréal, les Dagenais, la maison deux fois centenaires est située aujourd’hui à côté de l’église paroissiale de Saint-Léonard, sur la rue Jarry, autrefois le chemin de la Côte Saint-Michel. Son terrain paysager d’une bonne dimension contribue à sa mise en valeur.

Valeur patrimoniale

La Maison Dagenais, reconnue Monument Historique, est une résidence d'inspiration française érigée entre 1774 et 1787. La demeure en pierre de plan presque carré possède un étage et demi et est coiffée d'un toit aigu à deux versants retroussés. 

Un corps de bâtiment secondaire en bois reconstruit après 1930 et dont le plan se rapproche d'un « T » est adossé au mur arrière du corps de logis. Sa première aile, contiguë à la maison, est une cuisine d'été avec un toit à pignon. 

La seconde aile, perpendiculaire à la cuisine d'été, est une remise coiffée d'un toit en pavillon. Implantée sur un terrain agrémenté d'un couvert végétal, la Maison Dagenais se trouve au carrefour de deux artères, à proximité de l'église de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, dans l'arrondissement municipal de Saint-Léonard de la ville de Montréal.



La valeur patrimoniale de la Maison Dagenais repose sur son intérêt architectural. Elle est représentative de la maison rurale d'inspiration française par ses murs de maçonnerie qui forment un corps de logis de plan presque carré bas et peu dégagé du sol, ses cheminées latérales et la composition asymétrique de sa façade. 

En raison de la masse des cheminées, les fenêtres latérales sont également asymétriques quant à leur taille et à leur disposition. La Maison Dagenais se distingue aussi par l'utilisation de la pierre de taille, tant pour la façade que pour les cheminées.

La valeur patrimoniale de la Maison Dagenais repose également sur son ancienneté. Construite entre 1774 et 1787, elle constitue l'un des rares exemples de maison rurale du XVIIIe siècle sur l'île de Montréal et témoigne de la colonisation de la Côte Saint-Michel. Située au nord-est de l'île, dans la paroisse du Sault-au-Récollet, la Côte Saint-Michel est concédée par les Sulpiciens à partir de 1699. 

La famille Dagenais s'y établit dès 1704, louant d'abord une ferme, puis devenant propriétaire de la terre où François Dagenais fils fera construire cette maison en pierre. La résidence évoque aujourd'hui l'histoire du peuplement de la Côte Saint-Michel et les activités agricoles qui s'y sont déroulées.

La valeur patrimoniale de la Maison Dagenais repose aussi sur son intérêt ethnologique. Certains de ses détails architecturaux témoignent de la manière d'habiter la maison rurale aux XVIIIe et XIXe siècles et de son adaptation aux changements survenus dans les modes de vie. 

À titre d'exemple, les lucarnes, qui apparaissent dans la première moitié du XIXe siècle, attestent que les combles ont acquis une fonction résidentielle au détriment de la fonction d'entreposage. La cuisine d'été, construite à l'emplacement d'une ancienne laiterie, accueille de son côté les occupants durant la saison chaude. Enfin, le four à pain de la cuisine d'été illustre la préparation domestique de cet aliment à la base de l'alimentation traditionnelle. 



Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2005

Les éléments clés de l'implantation de la Maison Dagenais incluent, notamment :
  • sa situation en milieu urbain, sur la rue Jarry, dans l'arrondissement municipal de Saint-Léonard de la ville de Montréal;
  • la proximité de l'église de Saint-Léonard-de-Port-Maurice et de son presbytère.
Les éléments clés de la Maison Dagenais liés à son intérêt architectural incluent, notamment:
  • ses caractéristiques associées à la maison rurale d'inspiration française, dont le corps de logis en pierre presque carré peu dégagé du sol, l'élévation d'un étage et demi et le toit aigu à deux versants;
  • ses matériaux, dont la maçonnerie en pierre de taille de la façade et des cheminées, la maçonnerie de moellons des murs latéraux et de l'arrière ainsi que la couverture en tôle pincée du toit;
  • la disposition asymétrique des ouvertures de la façade et des murs pignons, les lucarnes à fronton surmontées d'un pinacle en bois en façade et les fenêtres à battants à grands carreaux;
  • les souches de cheminée placées dans le prolongement des murs pignons et disposées symétriquement sur l'arête faîtière;
  • les larmiers retroussés et les galeries couvertes.
Les éléments clés liés à l'ancienneté de la Maison Dagenais comprennent, notamment :
  • sa relation avec son emplacement, en retrait de la rue, évoquant l'histoire de la colonisation de la Côte Saint-Michel.
Les éléments clés de la Maison Dagenais liés à son intérêt ethnologique incluent, notamment :
  • la cuisine d'été et la remise en bois dans un corps de bâtiment secondaire attaché au corps de logis initial;
  • le four à pain dans la cuisine d'été;
  • les armoires encastrées et les trois foyers dans la maison.
Adresse 
5555, rue Jarry Est 
Montréal (Québec) Canada
J7R 2B6

Google Map

Google Street View

Location : 5555 Rue Jarry Est, Saint-Léonard, QC H1P 1V2, Canada

0 commentaires:

Publier un commentaire

 
Arbres généalogiques | À propos | Archives | Contact | Fils RSS | Ressources